lundi 14 avril 2008

Voyage, voyage

Certains penchent pour la coke en stock (surtout Tintin), moi, c'est plutôt les Car-en-sac. Comme une certaine archéologue actuellement basée en Louisiane.

Mon oncle, venu en vacances aux États-Unis, ayant appris ce vice par le blog, en a passé en douce deux paquets. Aussitôt boulottés, cela va sans dire.
Doux moment de gastronomie fine.

Tout ça pour vous dire que lorsque je vais éteindre l'ordinateur, je ne connaît pas l'heure de son réveil.

Au mieux ce soir à l'hôtel, dans trois jours ou une semaine, sinon dans quinze jours quand nous reviendrons au port... Je ne sais pas si le wifi marche, si les chambres où nous dormirons en sont équipées...

Et franchement, ce n'est pas plus mal.
D'un côté, j'ai envie de vous envoyer des cartes postales de mon périple urbano-campagnard.
De l'autre, j'aurai plaisir à être déconnecté -enfin- d'Internet qui m'a relié à des tas de gens et de pensées pendant ces huit mois. Deuxième drogue douce après la caféine.

Avant d'interrompre nos programmes, j'ai une question à vous poser.
Pourquoi vous écrivez ? Pour ceux qui ont un blog, est-ce que vous avez un journal personnel ? Vous écrivez des nouvelles, un début de roman ? Est-ce que vous écrivez des lettres à vos amis ? Sinon, pourquoi vous n'écrivez pas ?

Bon, ça fait plus qu'une question mais ça m'intéresse bigrement. L'antenne vous est ouverte.

(Maintenant, à vous de jouer)

samedi 12 avril 2008

Au revoir, ma caisse

Adieu ma vieille guimbarde... antique caisse, voiture pourrie. Au choix des doux surnoms de la digne automobile achetée dès le débarquement à Washington, en août 2007. D'occasion, forcément, comme on voulait un modèle 7 places, genre espace et qu'on avait très peu d'argent.

Avec quelques centaines de "bucks", ici, tu n'as rien ou si peu, une bagnole acquise par petites annonces. On a eu une Plymouth de 1998, elle a parlé français six bons mois... Elle nous a transporté en Georgie, vers les plantations de Caroline du Sud, le quartier historique de Philadelphie et les casinos d'Atlantic City.

Elle a papoté avec les canards de la baie de Chesapeake et promené tous les jours les enfants jusqu'à leur école, partagé leurs premières impressions de ce nouveau pays, leurs pleurs quand les amis de l'ancienne vie leur manquait trop, leurs fous rires incontrôlés, les coups de gueule du père.

Bref, elle a vécu une retraite très active avec 13 000 km supplémentaires au compteur.
On l'a remplacé par une nouvelle voiture, une Honda Odyssey, plus grande, plus jeune (2004), moins de vécu. C'est ce qu'il nous fallait.

Dans deux jours, on part en vacances dans le nord des États-Unis. On fait le tour de la Nouvelle-Angleterre, quelque chose comme huit États (et chouette, des plaques). Un périple de 5000 km au bas mot.

Et que je vous raconte ce qui attend la nouvelle caisse. Si on reste quatre ans ici, on voudrait visiter (ou traverser) tous les États de l'intérieur du pays. En tout48 Etats... C'est un projet, une envie, celle de surfer sur l'espace américain.
Compter sur une bagnole qui s'appelle Odyssey dans cette tâche, me paraît un bon début.

Ça paraît stupide, hein, de s'attacher à une bagnole... Mais quand le bon ami à qui je l'ai cédée m'a dit : "ça te fait quelque chose de la laisser ?", j'ai répondu tout de go : "ouais, ça fait bizarre, c'est une période de la vie." De toutes façons, tout me paraît bizarre ces derniers temps, je me découvre d'autres intérêts... Alors, au revoir vieille caisse, quand j'aurai une bouffée de nostalgie, je viendrai te voir à 10 minutes de chez moi...

Ca n'a aucun rapport mais j'ai adoré cette vraie-fausse comédie musicale improvisée (et pourtant, je ne suis pas fana du genre...)



La chanson du jour : Nouvelle vague chante "let me go"


Et la liste "des voitures de ma vie"
- une Ford Escort bleu métallisé (153 000km) de 18 à 21 ans.
- une Ford Escort brune (127 000km) de 26 à 32 ans.
- une Renault Mégane Scénic bleue marine (124 000km) de 32 à 38 ans.
- une Plymouth Voyager grise (156 000km) de 38 ans à 38 ans 3/4.
(maintenant, à vous de jouer)

mercredi 9 avril 2008

Le trottoir de la discorde

On connaît les querelles de voisinages (murs, animaux, clochers)... Bienvenue aux haines de trottoirs.

Le Montgomery County, qui borde Washington DC à l'ouest, est le septième comté le plus riche des États-Unis.

Avec ses vastes demeures, ses pelouses impeccablement entretenues par des sociétés spécialisées, parfois le drapeau américain devant le porche, deux voitures dont un 4X4... Et bien souvent l'absence de trottoirs.

Résultat, les personnes qui veulent marcher (quelle hérésie), empruntent la pelouse (très mal vu) ou plus simplement la route. Pour le moins dangereux. Je ne vous parle pas des enfants.

Les autorités locales décident de créer des trottoirs avec l'étrange idée de consulter auparavant les autochtones. Une bonne frange de la population s'y oppose fermement, généralement ceux qui sont installés depuis des dizaines d'années. Certains prennent même la décision comme une provocation personnelle. Avoir passé trente ans à s'occuper de sa pelouse et la voir transformer en bitume... Quelle souffrance.

Leurs voisins évoquent la sécurité des personnes. En particulier un habitant, qui a pris la tête de ce mouvement, raconte dans le Washington Post que ses enfants doivent marcher sur la route pour aller à l'école, souvent accompagnés par sa femme, aveugle.
Depuis des semaines, le ton est monté, l'affaire s'est envenimée, noms d'oiseaux dans la rue, courriers injurieux... Bref, un médiateur a dû être nommé pour faire la paix sur les trottoirs.

Il analyse : "Tout cela nous ramène à la période de l'automobile reine où les trottoirs n'étaient pas nécessaires. Maintenant, la nouvelle façon de penser est de redonner la rue aux piétons. Les avis sont partagés".
En attendant, les travaux doivent commencer demain.

Ca n'a aucun rapport mais la performance de ces dessins justifie à elle seule l'existence des trottoirs en ville.



La chanson du jour : Wyclef Jean entonne "Guantanamera".



Et la liste des "souvenirs de trottoir"
- creuser un trou dans la terre pour jouer aux billes
- la chanson de blues trottoir (un soir de pluie et de brouillard...)
- la copine de fac qui manque de se faire embarquer en tenue légère par les policiers. Conséquence d'un pari olé-olé.
- Les transexuels qui font le pied de grue près du studio de mon beau-frère dans le 17ème arrondissement parisien.
(maintenant, à vous de jouer)

lundi 7 avril 2008

Nos voisins, les hommes

Le billet d'aujourd'hui était déjà écrit (dans ma tête). J'allais parler des trottoirs du Maryland... Non, non, ne fuyez pas, c'est très intéressant. Vous y aurez droit demain.


AJOUT, MARDI 23:07 : après-demain, finalement.


Parce que, hier soir, nous avons eu une apparition.
Il fait nuit. Nous rentrons d'un magasin moderne, enfants et vêtements d'été fraîchement acquis dans la voiture, et roulons dans le Rock Creek Park, une grande étendue boisée qui traverse Washington du nord au sud. Et quand je dis rouler, c'est le cas, sur une bonne deux voies, pas le chemin vicinal.

Arrêt au feu rouge. Quand soudain, le grand s'écrie : "Regardez, une biche"... Et tous de tourner la tête à droite. Sur le grand talus, à quatre mètres de la voiture, quatre biches paissaient paisiblement. Sans se soucier de rien.

C'était d'un beau. Et le feu est passé au vert.

Ces biches m'ont rappelé quand la marraine de la puce est venue en décembre dernier. On était allé voir les chutes du Potomac quand on a aperçu une biche dans la forêt (photo d'en haut).

On a franchement l'impression, que dans notre quartier, les animaux tolèrent notre présence.

Hormis l'écureuil qui se goinfre des graines destinées aux oiseaux (et tous ses congénères), on a vu un raton-laveur, un opossum...

...Mais pas d'ours, pour l'instant. Il paraît que dans l'Ouest, ils se rapprochent très près des maisons. Et qu'ils adorent le dentifrice. Les histoires pullulent d'ours saccageant les voitures pour s'emparer de la nourriture à l'intérieur. Il faut enfermer les repas dans des cantinières en fer. Le combat est permanent.



La chanson du jour : le grand Robert Charlebois chante "je reviendrai à Montréal".



Et la liste des "voisins"
- Voisins-voisines (sitcom télé concon, ce me semble)
- Mon voisin Totoro (grand film animiste de Miyazaki)
- Rock Voisine (hockeyeur et chanteur à one shot, "Hélène")
- La femme d'à côté (un Truffaut ardent)
(maintenant, à vous de jouer)

vendredi 4 avril 2008

Un rêve de bibliothèque


Le hasard se lève d'humeur vagabonde,
parfois. Ce matin, par exemple, je décide d'aller m'inscrire à la bibliothèque municipale du quartier (dix minutes en voiture de la maison).

Je demande au jeune homme de l'accueil ce qu'il faut faire pour me cultiver en américain. Il me dit : " Donnez-moi votre carte d'identité (le permis de conduire), remplissez cette feuille et c'est tout." Gratuit en plus.

Puis il m'enjoint à choisir ma carte magnétique entre quatre modèles disponibles : parmi les illustrations, une boussole, des livres, une grenouille... Et Martin Luther King. Le MLK, assassiné il y a quarante ans, au jour près, à Memphis.
Je choisis cette carte. Bon, d'accord, le slogan est un peu nunuche "discover your dream at the library". Mais, moi, ça me touche tout ce qui est relié à la bibliothèque, aux bouquins, à la transmission, la connaissance, l'émancipation. Grandir, quoi. Devenir meilleur.

Ca n'a aucun rapport, mais j'avais bien aimé un panneau vu chez le conseiller fiscal. "Vous trouvez que l'éducation coûte chère ? Essayez l'ignorance."

Bref, le réseau de bibliothèques de DC m'a l'air épatant. A part que les livres de non fiction soient un peu vieux, je trouve très bien qu'on puisse :
- commander les bouquins sur Internet ; il y a une base de données de tous les livres et documents disponibles sur chacune des 29 librairies. C'est en Anglais, en Espagnol et en Français.
- emprunter cinquante ouvrages pour trois semaines. (bon, je vais commencer par un).
- avoir accès à Internet deux fois par jour. Toujours gratuitement.

Mon premier livre américain emprunté, c'est un bouquin de la National Geographic qui s'appelle "Living at the White house." En fait, je fais des recherches sur les secrets croustillants de la Capitale de l'Empire. Sauf que là, le petit ouvrage raconte la vie quotidienne des présidents... Ça s'arrête à Jimmy Carter. C'est délicieux.

Lindon B. Johnson en famille.


Jimmy Carter, sa femme, sa fille, son fils et sa bru.


J'ai retenu que Mme Johnson (Lady Bird) tenait absolument à ce que ses enfants vivent à la Maison Blanche et y invitent leurs amis. "Il faut qu'il y ait de la vie ici, c'est la maison des Américains."


A propos de bibliothèque, des sketches très courts et anglais. Ça s'appelle Trigger Happy TV. Je vous en mets trois pour le prix d'un car je vais me reposer demain et dimanche.

Comment se comporter dans une bibliothèque.



Téléphone portable à la bibliothèque.



Le même aux toilettes (peut-être celles de la bibliothèque).



La chanson du jour : de la musique électronique et des tas de mots dans le clip d'Alex Gopher, "The child".


Et la liste "des activités à la bibliothèque"
- lire les bandes dessinées debout (à 7 ans)
- lire tout le samedi après-midi les livres 1001 soleils (Gallimard) dans une petite salle (à 8-12 ans)
- choisir livres et magazines pendant une heure, tous les samedis, avant de les dévorer dès le retour à la maison (à 12- 15 ans)
- tenter d'apercevoir la fille de la bibliothécaire, qui m'ignorait totalement (à 14 ans)
- draguer les étudiantes en lettres modernes en entamant la conversation sur Kundera ou Diderot (à 19-22 ans).
- demander à la bibliothécaire ce qu'est devenue sa fille (secrétaire dans un bowling) (à 23 ans)
- passer des demi-journées de chômage à lire les magazines et des manuels d'informatique (en pure perte) (à 25 ans)
- m'inscrire à nouveau dans une bibliothèque municipale (à 38 ans et demi)
(maintenant, à vous de jouer)

jeudi 3 avril 2008

La solitude du propriétaire de luxe


Ça doit être le contexte.


Le fait que je sois Lorrain, enfant quand la fermeture des usines faisait la Une des télés.
Le fait que j'aime les ruines, les villages fantômes, les émotions engendrées par les zones pavillonnaires.

Le fait que j'aime "les vivants et les morts", grand roman de Gérard Mordillat sur le sursaut des humains dans les 90's lors de la fermeture d'une usine sur fond de plan social.

Le fait que je sois en train de visionner (par morceaux d'une heure) un documentaire chinois sur une zone industrielle qui employait 1 million de personnes en train de péricliter (A l'ouest des rails). Il dure 9h. C'est une bonne durée pour voir les choses se défaire.

Ou bien le fait que, durant les prochaines vacances, je passerai devant un hôtel qui s'appelle "l'hôtel du progrès", bien sûr fermé...
Ou encore le fait qu'un bon ami habite dans un immense condominium dont les couloirs font au moins 40 mètres de long.

Mais ça me fait penser au Plaza, grand hôtel de New-York (en photo). Un article du New-York Times de février dernier racontait sa transformation. L'hôtel chargé d'histoire, a vendu la moitié de ses chambres, les transformant en appartements et a rénové les autres. Position unique dans Big Apple, les prix se sont envolés. Autour de 6 millions de dollars pour deux chambres.

Problème, sur les 100 appartements qui se sont arrachés, ils n'y a qu'une demi-douzaine d'habitants permanents. La majorité des acheteurs sont des multimillionnaires qui vivent en avion ou dans les autres demeures qu'ils possèdent aux quatre coins de cette planète plate.

Il règne donc un silence impressionnant lorsque vous êtes seul au 15ème étage, le soir, et que vous commandez une pizza. Rencontrer des colocataires n'est pas chose facile, raconte l'article. Et c'est un des passages qui m'a plu.

Le biographe du milliardaire américain Andrew Carnegie, précise : "au 19ème siècle, les super-riches savaient comment se rencontrer. Les règles sociales sur la manière de s'appeler et de se comporter étaient plus explicites et c'était facile de voir si les ouvertures sociales étaient acceptées ou rejetées."
Les structures formelles et les rituels permettaient aux gens de naviguer.
(Tableau de G. Harvey : The Plaza-New-York)

Un des six propriétaires riches
(mais esseulé), semble regretter : "Ceux qui ont acheté ne cherchent pas à faire partie d'une communauté. Ils ont déjà leur communauté. "
Personne ne va au centre de sport de l'hôtel... Les Spain, d'anciens courtiers venus de Philadelphie, ont fait trois "parties" pour rencontrer leurs lointains voisins. Sans plus.
Ils attendent que le restaurant et que les boutiques ouvrent pour découvrir des gens "very interesting." En attendant, ils meublent leur solitude en contemplant les milliers de personnes qui entrent et sortent du Apple Store, à côté de l'hôtel.


Ça me fait penser à "Lost in translation" et aussi à un autre film, angoissant, dans un hôtel bien étrange...



La chanson du jour, pour débrider mon côté midinette (et pour l'Italie) : Laura Pausini chante "La solitudine".


Et la liste des " incontournables dans une chambre d'hôtel"
- les tableaux au mur (l'hôtel à Atlantic City avait deux tableaux identiques au dessus des deux lits doubles)
- la taille de la télé (grande, yep)
- le contenu du micro-bar (pistaches et Coca-light, miam)
- les crayons et les calepins (je les prends toujours)
- les produits pour se laver (je les prends toujours (bis))
(maintenant, à vous de jouer)

mercredi 2 avril 2008

Le tour du (futur) propriétaire

Un nouveau genre de visite guidée se développe dans les banlieues de Washington (et surtout en Floride). Il s'agit du "foreclosure tour"... Le tour des saisies immobilières.

Le concept est simple : un agent immobilier regroupe une trentaine de clients potentiels, un avocat, un banquier et promène tout ce petit monde dans un bus pour visiter les maisons en vente à cause du "credit crash".

Cette "tournée" permet aux clients de voir une dizaine de propriétés en une après-midi et à l'agent immobilier de déployer en un minimum de temps ses talents de vendeur.

"De mémoire de vendeur, il n'y a jamais eu de taux de crédit aussi bas et des prix aussi peu élevés", dit un agent interrogé par le Post le week-end dernier. Avec des maisons en promotion de 50%, il espère convaincre des jeunes couples. Et aussi des personnes flairant la bonne affaire dans les saisies immobilières.


Pratique choquante ? Le sentiment de culpabilité semble rapidement évacué de l'esprit des visiteurs. Les maisons sont vides, ce qui facilite la tâche du vendeur. Cependant, au détour d'une chambre, un homme remarque : " cette maison a été bien entretenue par l'ancien propriétaire".

A la fin de l'après-midi, aucune vente ne sera conclue. Les clients potentiels ne veulent pas rallonger leur temps de transport même contre des prix défiant toute concurrence. Certains n'ont pas voulu visiter le dernier quartier, à Prince William, à cause de la qualité médiocre des écoles et des politiques du Comté, jugées laxistes envers les immigrés.

Une dépêche de l'AFP du 31 mars dernier indiquait que près de 1,3 million (soit 1%) de foyers américains ont perdu ou étaient sur le point de perdre leur logement faute d'avoir remboursé des emprunts souvent plus chers que le prix de leur maison.


Sur cette vidéo, des quartiers entiers sont à vendre... Un regard objectif en plan séquence sur une face de l'Amérique d'aujourd'hui, proche de la récession. Bienvenue dans la French valley, en Californie.



Sans transition, la chanson du jour : c'est le tube du moment sur You Tube. Gros succès auprès des ménagers de moins de 50 ans. Une jeune actrice, Amber Lee Ettinger (alias Obama Girl), demande à Hillary Clinton de se retirer de la primaire démocrate... Un grand moment de politique à l'américaine avec ce qu'il faut d'arguments et d'humour. Ça s'appelle "Hillary : stop the attacks". Un clip bien balancé et en cadence...



Et la liste des " chanteuses à one shot" (avant les chanteurs... Tout vient à point...)
- Sandra (Allemande fort déliée)
- Samantha Fox (Anglaise bien sympathique)
- Corinne Charby (Française avec boule de flipper)
- Sabrina (Italienne aimant les sports nautiques)
(maintenant, à vous de jouer)

mardi 1 avril 2008

Bijoux-cailloux (magasin 2)

Des milliers de pierres, des cailloux comme s'il en pleuvait. De toutes les couleurs. Des vraies et des fausses, des "naturelles et artificielles" comme ils disent sur le panneau. "5 dollars le sac de pierres".


C'est simple, efficace, on est tombé dedans (le panneau). C'est le but du merchandising, vous faire acheter. Par les moyens les plus retors. Vous faire retomber en enfance, par exemple, s'avère très efficace.

Attirés par le bruit des pierres qui s'entrechoquaient, on était entré dans cette boutique "spéciale pierres" du muséum d'histoire naturelle de DC (un vrai capharnaüm, entre parenthèses : il y a de tout, des squelettes en passant par les dinosaures jusqu'à une exposition d'art coréen).

Et ce grand bac qui nous tendait les mains ; alors, c'est sûr, on a plongé les nôtres dedans. Sensation très agréable. comme du sable, en plus gros.


On est resté un quart-d'heure. Toutes les personnes entrant dans la boutique (même les adultes, avec naturel) ont palpé et fait rouler les pierres. Verroterie ou bijoux ? Deuxième solution, of course.
Saurez-vous reconnaître les vraies des fausses ? (j'ai pas pu).

Voici la récolte du grand


Celle de la puce


Et de petit garçon.


Aujourd'hui, les pierres vivent leur vie dans la maison, sur la moquette ou dans les lits. D'autres les ont rejointes : la puce a peint celles qu'elle avait rapportées d'Atlantic City.

Elles sont décidément très fortes, ces boutiques... Au musée de l'air et de l'espace, on peut vivre la vie du cosmonaute, en achetant de la vraie nourriture de l'espace, dans des emballages genre Pom'pot. Une amie en est revenue très déçue. Son fils n'a rien voulu prendre. Alors qu'elle lui proposait d'acheter au moins la moitié des produits.
Et j'ai du me retenir d'acquérir une crèche du Guatemala dans le magasin de la Cathédrale de Washington, après avoir vu une exposition... (La foi a ses côtés obscurs).

Autre truc merchandising ; la sortie de caisse. C'est chez Best Buy : de droite à gauche, on a les revues, les affaires pour dessiner, les bonbons. Efficace en diable.


Et une composition bien maligne chez Rodman's pour fêter l'arrivée du printemps autour du barbecue. Ils font ce genre de nature morte à chaque événement saisonnier (Noël, Pâques, St-Patrick...).



Poursuivons l'étrange en magasin avec cette histoire de l'évolution des chariots. Ça commence par des dinosaures. Mais oui.



La chanson du jour : Marianne Faithfull chante "Ballad of Lucy Jordan".



Et la liste des "gris-gris achetés durant les ballades d'enfance"
- une statue en plastique phosphorescent de la vierge Marie (voyage à Lourdes)
- écussons de la ville (à chaque colonie de vacances)
- une petite voiture genre années 30 (musée de l'auto à Mulhouse)
- "Notre-Dame de Paris", le livre (camp d'adolescents au lac du Der)
(maintenant, à vous de jouer)

lundi 31 mars 2008

Au Trader Joe's (magasin 1)


J'aime pas les courses
. C'est une besogne sans nom. Toutes les courses, en particulier le manger. Et là, changement de continent, vie bouleversée. Contre mauvaise fortune, bon coeur, je fais les courses, prépare la gamelle, j'asticote les promotions...

A Paris : Franprix, Monoprix et marché le samedi matin.

A Washington DC : cinq magasins pour trouver ce qui convient à notre assiette.

- le Giant (visite hebdomadaire) : un hypermarché avec de l'alimentaire, that's all. Comme dit bien l'amie Carole : "on croit qu'il y a plein de choses, comme les rayons sont remplis jusqu'en haut, mais ce sont différentes références du même produit." (52 sortes de pains de mie ou 26 sortes de hamburgers congelés... Sans rire).

- Le Costco : un hangar en périphérie, de tout, de tout, en grande quantité, de la marque et bien moins cher. Une visite tous les deux mois pour le sec et la lessive, les couches...

- le Rodman's : à cinq minutes à pied de chez nous. Notre premier magasin dès notre arrivée. L'affectif, quoi. Un supermarché bien, avec des tas de produits importés et une magnifique cave de vins. Des tonnes de bières aussi. Quand il manque un truc genre des pommes de terre (euh, souvent...)

- le Whole Foods : la référence des expats. Du biologique (organic, ils disent ici), des plats préparés, du traiteur, des fruits (sans aucun goût), et DU FROMAGE.... On y va quand on reçoit à la maison, et sinon le moins souvent possible car ça nous coûte un bras (expression adorée, lue chez Sixtine). Problème ; il s'en construit un à cinq minutes à pied de chez nous, qui ouvrira fin 2008. Misère.

- Et le chouchou de la famille (enfin des adultes), le Trader Joe's. A cinq minutes en voiture, un petit supermarché. Ce matin, il nous manquait du café. C'est la principale thématique.

On commence par prendre du lait (j'aime bien ces peintures au mur, il y en a au-dessus de tous les rayons).


A côté, le coin gâteaux pour enfants, mignon sans trop en faire...


Je trouve cette boîte de café bien appétissante...

... Je la prends, la remue machinalement, ça fait clap-clap... Hum, hum, il y a des grains là-dedans. Pas bon. Pas moulu... J'essaie trois autres boîtes, toujours des grains...


Et je vois l'appareil à côté. ?? Euréka ! C'est pour moudre ton café toi-même... Comment on dit déjà ? Moudez votre café... Meulez... Bref, mouds ton café, il aura meilleur goût...


En plus, c'est comme tu veux selon l'appareil que tu as (... Et je me suis planté, j'ai mis fine au lieu d'auto drip, pas grave, il est très bon).


Sauf que tout ça, m'avait donné envie de café... Qu'à cela ne tienne, un rayon plus loin, tu te sers un petit noir (bon et amer)


Je te rappelle qu'on est aux États-Unis, dans une société d'ultra-consommation, hein ? Faudrait quand même pas voir à l'oublier (j'ai eu comme l'envie de remplacer "customer in training" par "citizen in training" sur le panneau du petit chariot).


Et petit garçon est ressorti heureux, il a eu son ballon (gonflé à l'hélium)...


Un truc amusant ; les meubles de caisses sont tout en bois et il n'y a que des hommes en caisse.

Pour finir, il faut préciser que les prix des légumes sont élevés, que la viande est délicieuse, et que la facture est assez ++. Les 300 magasins Trader Joe's sont implantés sur la Côte Est et Ouest... Là où il y a de l'argent.


Avez-vous déjà vu un homme murmurer à l'oreille d'un chariot ? C'est tout simplement beau. Et rare. Comme le cheval borgne.



La chanson du jour ; Dionysos chante le rafraîchissant "Coccinelle".



Et la liste "des courses les plus pénibles à faire"
- les vêtements (d'un fatiguant, rien ne va...)
- les chaussures (pfouff, épuisant)
- le manger (d'un répétitif...)

Par contre, les livres, les disques, flâner au milieu des appareils électroménagers et chez le Suédois du meuble... Et acheter les fournitures scolaires des enfants, j'aime bien

(maintenant, à vous de jouer)

samedi 29 mars 2008

Le jour du cerveau lent


La 42ème édition du "kite festival"
s'est tenue aujourd'hui sur le mall de Washington DC. Il s'intitulait cette année : "des coups de pinceau dans le ciel" (brush strokes in the sky).

Des milliers de personnes jouant avec le vent, c'est drôle à voir, surtout les mains dans les poches (le vent soufflait fort).


Les enfants étaient, bien sûr, de la partie. On leur a distribué 800 cerfs-volants. Les animations étaient autour du Washington Monument (l'obélisque).


Vue sur la Maison Blanche avec un intrus à gauche (c'est la journée des cerfs-volants, monsieur, faut y aller, là...).



Mais ces bêtes-là, c'est finalement très dur à prendre en photo (aussi dur qu'à faire voler). Quelques échantillons d'objets volants (parfois mal identifiés).

Le patriotique


Une navette (et les flammes, sans doute, le ruban rouge)


Un ballon de foot et un bonhomme accroché à une corde (Zidane après sa boulette du Mondial ?)


Un rapace (qui s'est écrasé à un mètre de nous dix secondes après la photo).


Un requin volant



On est ensuite allé faire un tour du côté des cerisiers du Japon, qui sont en pleine éclosion, à côté du mall. Ils ont été offerts par le gouvernement japonais en 1912.
C'était très élégant malgré les routes qui entourent les rangées d'arbres et le bruit incessant des voitures.

Le Jefferson Monument derrière le pont et le cerisier.







A propos de ciel, j'ai une véritable fascination pour les montgolfières depuis que j'en ai vu voler des dizaines à Chambley (Lorraine), lors d'un immense rassemblement tous les deux ans. Il y en a aussi un à Albuquerque (Nouveau-Mexique). Voici le cheval à Chambley.

Vidéo envoyée par knarfnotat


La chanson du jour : Holden chante "ce que je suis".




Et la liste "des beaux objets volants"

- le Zeppelin (ici un exemplaire volant dans les années 1900 au dessus de ma ville natale, Toul)


- les machines de Miyazaki
- les hélicoptères (vous savez, ces graines de je-ne-sais-quoi qui tombent à terre en tournant)
- les petits zincs d'amateurs
- la fusée de Tintin dans "Objectif lune" (rouge et blanche)
(maintenant, à vous de jouer)

vendredi 28 mars 2008

Des f.....s, hier

La surprise fut totale. La scène brutale. L'onde de choc se propage encore. Mais nous avons fait face ensemble, groupés. Un clan.

Hier soir, sitôt la projection du "Château ambulant" achevée, les lumières s'allument et nous nous précipitons allègrement pour savourer des pâtes à la carbonara (rigatoni + bacon + crème allégée + oignons).

Quand soudain, horreur-malheur... Les enfants découvrent une traînée noire devant le lave-vaisselle, qui se poursuit le long du mur. Nous nous penchons, il y a du mouvement. La colonne bouge. Ce sont des fourmis, des centaines de fourmis.

Nous ouvrons l'appareil. Elles recouvrent les assiettes, s'ébrouent dans les verres, grimpent sur les fourchettes et dévalent le long des cuillères. Les rapaces.

Aussitôt, dans la plus grande improvisation, la contre-attaque s'organise. En quatre mouvements.

Premier temps, les deux grands s'arment de crayons de papier. Deux minutes plus tard, voici le résultat.

Le fourmilier du grand.


Et celui de la puce.


Ces dessins sont disposés par terre, devant la colonne mouvante. Sans résultat apparent. C'est désormais certain, ces fourmis sont des mutantes.

Pourtant, regardez un vrai fourmilier. C'est impressionnant.

Vidéo envoyée par jpegovitch


Pendant ce temps, petit garçon, campé sur ses deux pieds, crie sur les hyménoptères, brandit le poing, manie l'imprécation. Pas un regard, elles continuent leur chemin.

Nous passons alors à la phase trois et quatre. Le lave-vaisselle est mis en marche. Le pulvérisateur entre en scène... Rideau.

Nous aurions pu faire appel à cet animal... (Sculpture placée devant le siège du National Geographic à l'occasion de l'exposition sur les grenouilles... qui comptent 178 espèces venimeuses)



Désormais, nous savons. Ce n'est qu'une trêve. Le pire est à venir. Les moustiques de DC, nous l'avons senti passé l'année dernière, sont de véritables vampires durant l'été.

La chanson du jour : Sufjan Stevens dans "Chicago live"


Et la liste des "bestioles pas agréables dans les habitations"
- Les blattes (spécialité parisienne)
- Les fourmis, donc
- Les mites (et réalités...)
- les guêpes (dans les cadres de fenêtre de la maison de mes parents)
(maintenant, à vous de jouer)

mercredi 26 mars 2008

L’or des braves

Les histoires d'amour suivent parfois des voies bigrement sinueuses. Ce matin, mon fidèle Washington Post narrait les aventures de Garen Cuttler. L’histoire est en deux temps.

Premier épisode : le 22 mars dernier paraît un article sur les effets de la flambée des cours des matières premières précieuses, en particulier, l’or. Parmi les victimes collatérales, les jh qui souhaitent offrir un bijou à leur dulcinée.

Dont Garen Cuttler, interrogé par la reporter, dans une bijouterie. Après moultes hésitations (tout acheter dans ce magasin, ou acheter le diamant seul et le faire monter sur un anneau ailleurs…), il opte pour un anneau de platine à 1000 dollars et plusieurs milliers de dollars dans un diamant de 1,3 carat.

Ce bijou, il l’offrira à sa belle dès qu’elle aura lu l’article. C'est la dernière phrase du papier et la fin du premier épisode.

C’est là que ça devient intéressant, comme dans "La Rose pourpre du Caire" (quand le héros quitte l’écran…). La jf n’est pas au courant des intentions de son Garen. Elle va tout découvrir dans le journal. Notre héros amoureux doit donc se débrouiller pour se déclarer à sa belle le jour ou le lendemain de la parution de l’article.

Deuxième épisode : un second article, paru ce matin, raconte en détail, les coulisses de l’histoire. Je vous passe toutes les péripéties car la journaliste a ignoré jusqu’au dernier moment quand paraîtrait le papier. Et Garen s’est rongé les ongles en attendant que le bijoutier ait fini sa bague…


Bref, il y a souvent des morceaux de vraie vie derrière les papiers des journaux, des histoires qui se poursuivent et même -osons le dire-, des cours de vie qui dépendent de la date de parution d’un article.

Il y a tout dans ces deux papiers. De l’argent, du rituel, de l’amour et du journalisme à l’américaine. Les coulisses du reportage méritent un autre article ? "Allez, coco, on y va". Du moment que c’est une « good story ». J’en redemande.


Parmi les demandes en mariage originales, on connaît les affiches 4X3, les messages tirés par des avions ou, plus lourd, le SMS. Ici, on a la vidéo de l'Anglais Tom Lane, projetée dans un cinéma.
(Attention, scène romantique pouvant mouiller des yeux trop sensibles).



A la fin de cette vidéo, la jeune fille, qui croyait son fiancé au travail, le découvre sur un siège, derrière elle. Après, le genou à terre…. Violons… (Sous vos applaudissements).


Un nouveau comics dans mon Quotidien… Il raconte la vie d’un père au foyer. Le « strip » est en test auprès des lecteurs. Aujourd'hui : "de l'utilité des enfants en lieu passant"...




- "Oh, il est adorable : êtes-vous un père célibataire ?
- Non, ma femme est au travail
- oh, comme c'est charmant.
- maman, qu'est-ce que c'est qu'un aimant à femmes ?"

(J’ai bien souvent remarqué, d’un œil blasé et néanmoins professionnel, l’effet bœuf de la présence d’un enfant à mes côtés –parfois emprunté, souvent le mien- sur la gente féminine des jardins publics).


La chanson du jour : Adriano Celentano chante "L'emozione non ha voce"


Et la liste des « films romantiques »
- Titanic ( romantique-aquatique)
- Quatre mariages… (Hugh offrait des fleurs)
- Elle et lui (« deux oui pour un nom »)
- Sur la route de Madison (ah, ces ponts, ah, ce feu rouge à la fin du film...)
- Docteur Jivago (ah, ces blanches plaines de Russie)
- Love Story (je me rappelle que c’était vaguement triste…)
(maintenant, à vous de jouer)

mardi 25 mars 2008

Amitié franco-américaine

Avant de plonger dans un bilan-étape des premiers mois aux États-Unis, un article m’a fait sourire dimanche.

Elaine Sciolino, la correspondante du New-York Times à Paris, revient au pays, après cinq ans (et demi) de bons et loyaux services en France.

Elle se livre au petit jeu des huit leçons apprises. Le texte complet est .

Bien sûr, on peut crier au cliché et à l’amélioration de la légendaire incompréhension franco-américaine. Mais je ne résiste pas au plaisir de vous filer les perles. Sans moquerie aucune.

1) Regarder dans le rétroviseur.
« Pour commencer à comprendre la France, il faut regarder en arrière. Les Français sont obsédés par l’histoire ».

2) Une interview n’est parfois pas une interview.
La journaliste revient sur la pratique des journaux français de faire relire et corriger les entretiens par les intéressés.

3) Le client a toujours tort.
« Difficile pour les commerçants français d’admettre qu’ils ont tort. Je suis convaincue que la pratique a été apprise dans le système scolaire français où les enseignants sont autorisés à dire aux élèves qu’ils sont des « nuls » devant la classe entière. »

4) Faites ami-ami avec un bon boucher.
C’est un des hommes les plus importants dans une vie, écrit la journaliste. Elle décrit avec quelle sensualité il choisit les côtes d’agneau ou les saucisses.

5) Embrassez mais attention qui vous "hugguez".
Elle évoque le baise-main rituel de Chirac et le côté imprévisible de Sarkozy. « Quand il est de mauvaise humeur, il offre un rapide « bonjour » et une poignée de main froide. Avec ceux qu’il aime, il se rapproche et fait des « hugs » ».

6) Ne portez pas de jogging quand vous achetez du beurre.
« Des règles gouvernent même les activités les plus banales en France. » La journaliste raconte, comment, manquant de beurre pour faire un gâteau un dimanche matin, elle descend dans la rue. Mais pas n’importe quelle rue. L’ultra-chic rue du Bac dans le 7ème arrondissement. Elle croise un de ses amis, ministre des affaires étrangères, va boire un café avec lui. Se joignent l’ambassadeur Suédois et sa femme. Tous sont chiquement vêtus et la dévisagent de haut en bas. Morale, « enlever le jogging dès qu’on a fini le jogging. »

7) Se sentir sexy est un état d’esprit.
« Les femmes françaises préfèrent lisser et polir leur visage que de le peindre. » Fascinée par une étude sociologique sur la sexualité des Français, Elaine Sciolino ajoute, (épatée) que 9 femmes sur 10 de plus de 50 ans sont sexuellement actives.

8) En matière de politesse, il y a toujours de quoi apprendre.
« Ne jamais utiliser le mot toilette quand on demande où se trouve la « powder room »…. Et, si possible, éviter même d’y aller. » Ne jamais dire bon appétit avant un repas, ne pas parler fort. Ne jamais parler d’argent ou de religion à table. Toujours dire bonjour au chauffeur de bus. Et savoir que « pas mal » veut parfois dire « génial ».


A propos de clichés, Renaud, expert en la matière, a commis les « Bobos », à usage franco-français. (Le clip est mis en image par KingNegrito.)

Sur les 5789 caractéristiques -au bas mot- des dits bobos vilipendés, j’ai à peu près 60% de réussite. Ce qui me laisse rêveur pour le reste de la journée.
(UPDATE DE 23H : à dire vrai, plutôt 23% de trucs en commun). Sans rire.


La chanson du jour : Arno chante "Comme à Ostende"




Et la liste des « dialogues étranges avec les autochtones »

- « Ah vous êtes italien ? » Réponse : "non, français". "Ah bon, je croyais, avec votre accent".
- « Oh, vous venez du Moyen-orient ? » (Variante) Réponse : "non, je viens de France". Relance : "Ah bon, je croyais, avec votre barbe...".
- « Ah, vous parlez bien anglais » (ce qui est, bien sûr, totalement fantaisiste)
- « Comment trouvez-vous les États-Unis ? » Réponse : « fascinants». Relance. « J’aime tant la France. »
- « Vous faites quoi ? Réponse : « rien. Je garde le petit à la maison». Relance : « Ah c’est bien… »
(maintenant, à vous de jouer)


lundi 24 mars 2008

Sculptures

Washington DC est une ville qui regorge de sculptures. Apparemment, il y a un programme culturel bien développé pour la sculpture moderne.

Comme j'aime bien les regarder (et les toucher quand les gardiens de la paix locaux ont le dos tourné), je les prends aussi en photo... Et hop, c'est parti pour la première étape de ce blog-notes sculptures qui commence par les surprises se trouvant sur le mall, à côté du muséum d'histoire naturelle.

(Attention, photographe très amateur en voie d'amélioration)


Une maison par Lichstentein....


... Qui s'avère un joli attrape-œil.




Des chaises par Samaras à voir sous toutes les coutures.





Une femme sculptée par Miro.



Et petite sensation pour finir le parcours, je reviens à Paris...



Sur le blog de Flo de Floride, d'autres belles sculptures à Sarasota.


Une étonnante vidéo de liquide ferromagnétique met les formes en marche.


La chanson du jour : "It don't bother me" par Bert Jansch


Et la liste des "objets en fer que je préfère toucher"
- les heurtoirs de porte
- le fer- à-cheval
- les rambardes des ponts
- les cafetières en fer blanc
- les vieux fers à souder
(maintenant, à vous de jouer)

dimanche 23 mars 2008

Anniversaires

Organiser un anniversaire aux États-Unis, je peux vous l'avouer maintenant, je redoutais. Je craignais parce que, en France, on n'était pas des grands spécialistes... Pour nous, c'était le passage obligé... Et le soir, KO, on s'effondrait comme des gros sacs devant une vidéo, le devoir accompli.

Les « birthday parties », dès qu'on a débarqué ici, on nous en a parlé comme d'un truc de l'espace. C’était spécial hautement social (vision neutre) ou dépersonnalisé (côté critique). Il paraît que les enfants ne jouaient même pas ensemble.

Depuis, on a eu la preuve par l’exemple. Les deux grands ont été invités à quelques anniversaires par leurs copains d’école américains ou installés aux US depuis un moment. Il y a eu :
1) L’anniv dans un petit zoo amateur avec des reptiles et des araignées et des insectes.
2) La party dans une salle de gym louée pour deux heures par les parents avec pizza et gâteau.
3) L’anniv dans une salle où on se canarde avec des pistolets laser (et pizza et gâteau)
4) L’anniv dans un bowling (et gâteau et pizza).

L’idée des "birthday parties" US semblerait donc d’inviter toute la classe de son enfant dans un lieu de loisir durant deux heures (généralement de 15h à 17h le samedi)… Les parents amènent les enfants et repartent, les cadeaux sont ouverts dès que tout le monde est parti. Un petit mot de remerciement arrive par la poste quelques jours après, personnalisé en fonction du cadeau. Et les parents ont payé cher (de 400 dollars à ouh, là, là dollars....).

Donc hier, ce fut l’anniversaire de la puce.
Ça n’a pas dégénéré en carnage, et malgré les hurlements à tous les étages, c’était bien, formidable même quand tout s’est terminé.

On a mixé le service minimum à la Yibus et la version américaine à savoir :
- anniversaire à la maison et pas dehors… (Le but, c’est que les enfants jouent ensemble et pas qu’on les fasse jouer).
- Six copains et copines invités (pas toute la classe).
- 15 à 17h (et pas jusqu’à 18 ou 19h comme à Paris).
- des bonbons sur la table
- deux, trois ballons (sauf que j’ai pris des ceusses qui ne pouvaient être gonflés qu’avec une pompe… Donc pas de ballon)
- deux jeux (pêche à la ligne pour un petit cadeau, chamboule-tout)
- un gâteau et des bougies (bien obligé vu les circonstances)
- un sac de bonbon à rapporter par chaque enfant (pour qu’il soit malade chez lui et pas chez nous…).

Innovation cette année, on a acheté une « pignata », après l’avoir vue chez des amis ; un truc en carton décoré sur lequel on tape et qui éclate en libérant des bonbons… On a choisi l’option « je tire une ficelle pour que ça tombe »…
Sauf que, quand les enfants ont tout tiré… Rien n’est tombé. On a dépecé la chose… Elle était vide… Et j’aperçois sur le côté un adhésif indiquant que c’est là qu’il faut remplir la pignata. On fera mieux l’année prochaine. Peut-être.


Voyez ce célèbre "happy birthday" feulé par Marilyn...




La chanson du jour : Sigur Ros avec "untitled 1"


La liste des « cadeaux d’anniversaire que je vais me faire » (c’est en août, merci bien)
- un livre de photos de ruines aux Etats-Unis
- un Ipod sur eBay (y mettre toutes les chansons d’enfants pour les longs voyages)
- des romans de Michener (auteur américain qui raconte des morceaux d’histoire des US)
(maintenant, à vous de jouer)

vendredi 21 mars 2008

Pot-pourri du Vendredi Saint


Demain, anniversaire de la puce. Puisque c'est son sixième birthday, on en fera trois, des anniversaires.

Le premier, avant l'heure, c'est celui avec les copin(e)s de classe. Demain, donc, de 15h à 17h.
Le deuxième en famille le vrai soir de sa vraie naissance...
Et dans un mois avec les enfants des amis de Washington.

On a découvert que l'anniversaire, ici, c'est une industrie bien rodée. Je vous en reparle dimanche. Promis. Le jour de Pâques.

Drôle, aussi, la Pâques à l'américaine, dit "Easter day". Classique, les enfants cherchent des œufs en chocolat. Sauf que, pas tout à fait en chocolat. En allant me fournir au magasin, je vois ces paquets d'œufs en plastique... Une photo s'imposait. Un peu plus gros que les œufs Kinder, ils se remplissent de petits trucs en chocolat... Et on les pend aux arbres...

Donc, les œufs éclosent dans les arbres... Pourquoi pas ?


A propos de bizarre, j'ai bien aimé cette photo en Une du magazine du New-York Times de la semaine dernière.

Un George Clooney encrotté, photographié par Jean-Baptiste Mondino.

En pages intérieures, on le voit tenir un ballon de football américain, en tenue blanche des années 30... Enfin grise et légèrement recouverte de terre bien répartie, la tenue.


A propos de bête bizarre, un autocollant vu à l'arrière d'une berline... Je signe.



A propos de bêtes bizarres (2), un film d'animation épatant, je trouve... Les animaux se transforment en monstres gentils... On y voit des poussins au début, des œufs de canards à 1'12, et le message final que je reprendrai à mon compte : "love us".

Vidéo envoyée par eldabjerome



A propos de beau bizarre, le surnom de Christophe, Biyouna reprend "La man" du sieur.



Et la liste des "bêtes vraiment bizarres"
-le dragon de Komodo (long et lourd, plus vraiment un lézard, pas encore une légende)
-l'ornithorynque (quand même, le bec de canard et ce corps de mammifère)
-le basset (c'est pas pour dire, mais ça ressemble à rien, beaucoup trop long, dirait Cyrano)
-la poule qui a des plumes blanches toujours hérissées (elle se gonfle d'importance)
-le perroquet (inquiétant, j'hésite toujours à parler devant lui)
(maintenant, à vous de jouer)

jeudi 20 mars 2008

Guerres alimentaires

La guerre en Irak a commencé il y a cinq ans.

Une vidéo très étonnante circule sur le Net. Je l'ai découverte ce matin (merci Régis). L'animation retrace les principaux conflits depuis 1939. Une version pour le moins originale de l'histoire de la violence au 20ème siècle puisque ce sont des aliments qui combattent.

Pour voir les symboles alimentaires (genre le Kimchi), c'est ici, sur le site du réalisateur, Stefan Nadelman.

Les forces en présence :
Bretzel et saucisse : Allemands
Matzah (biscotte plate) : Juifs
Croissant : Français
Pâtes : Italiens
Poisson et frites (petites) : Anglais
Hamburger et frites : Américains
Sushi : Japonais
Boeuf strogonoff (viande sur nouilles) : Russes
Brochettes et kebabs : Moyen-Orient (Irak, Iran...)
Bagel : Israéliens
Kimchi : Coréens
Egg rolls : Chinois communistes
Rouleaux de pri