vendredi 14 octobre 2011
Au revoir et bonjour
C'est bête (je sais), cet étrange sentiment. Une bien drôle d'histoire que celle de fermer la porte du Potomac Micmac, ouverte il y a trois ans et demi. Une bizzarerie (quand on y pense), que de laisser à ciel ouvert des mots et images lancés voici des semaines, des années, voire des jours.
Bizarrerie aussi que de repartir au combat, de s'atteler, chaque jour que fait Mitt Romney, à bâtir un truc, une nouvelle écharpe de mots sur un terrain loué à 6225 km de là (à vol d'oiseau).
On a beau dire, on a beau faire, le blog c'est de l'échange, certes (et du plus bel, merci les lecteurs, merci les amies et amis rencontrés) mais aussi (surtout ?) une manière de carnet qui ponctue le voyage. Un pense-bête écrit avec plaisir, parfois avec le soulagement du devoir accompli, certains jours sous pression, d'autres par besoin, toujours avec je l'espère, un certain style, un détachement de bon aloi mâtiné de cet esprit de camaraderie qui fait les hommes de bonne volonté.
Bon. Comme dirait Simone Signoret, "la Nostalgie n'est plus ce qu'elle était"
Et, ajouterait, l'oeil fatigué par mes empilements de mots, le tenancier du bar où je m'arsouille à coups de Cacolac : "Allez, m'sieur Yibus, faut y aller, on ferme là"
Comme disent aussi, les présentateurs télé durant les journées entières de retransmissions des Jeux Olympiques ; "retrouvez-nous tout de suite sur la chaîne voisine pour voir la suite de notre programme". Et la chaîne voisine, c'est là.
Salut Washington. bonjour Bruxelles.
jeudi 15 septembre 2011
BHV et le bricolage institutionnel
Me voici à peine arrivé en Belgique que les affaires reprennent. Pensez donc : une biographie non autorisée met à mal la belle image glacée de Sarah Palin qui devrait glisser aussi vite les pentes des sondages qu'elle met à s'enfiler une ligne de coke ou à draguer les basketteurs, susurrent les mauvaises langues.
Mais revenons au fait du jour : après 451 jours de blocage, un accord a été trouvé la nuit dernière sur BHV (Bruxelles-Hal-Vilvorde). Ne me demandez pas dans le détail de quoi il en retourne, j'en suis à essayer de décrypter les principes de base de la politique belge dans les journaux écrits en français, ce qui n'a rien d'évident, même lorsqu'on vient du pays qui a inventé l'obstruction parlementaire, merveille de manoeuvres dilatoires.
Revenons plutôt à mon ignorance. Je sais juste que les Flamands et les Wallons se sont mis d'accord pour débloquer la paralysie institutionnelle et préparer la formation d'un nouveau gouvernement.
Selon la majorité des éditorialistes, les Wallons auraient cédé du terrain pour préserver l'équilibre des pouvoirs. Certains ajoutent même (ceux du quotidien Le Soir, en particulier) que cet accord arraché de main de maître par le négociateur, Elio di Rupo, serait, en fait, la pierre fondatrice du début d'un long, lent et douloureux processus de séparation des régions flamandes et wallonnes.
De cela, on discutait ferme ce matin dans les bistrots que je me décide à fréquenter sitôt les enfants placés dans le bus, soit vers 7h35. Là encore, j'écoute et me transforme en Bob l'éponge pour tenter de percer les us et coutumes de ce pays au bord de la crise de nerfs (dans une Europe qui ne l'est pas moins).
Que le Manneken Pis vous soit fontaine d'énergie et de sagesse.
Mais revenons au fait du jour : après 451 jours de blocage, un accord a été trouvé la nuit dernière sur BHV (Bruxelles-Hal-Vilvorde). Ne me demandez pas dans le détail de quoi il en retourne, j'en suis à essayer de décrypter les principes de base de la politique belge dans les journaux écrits en français, ce qui n'a rien d'évident, même lorsqu'on vient du pays qui a inventé l'obstruction parlementaire, merveille de manoeuvres dilatoires.
Revenons plutôt à mon ignorance. Je sais juste que les Flamands et les Wallons se sont mis d'accord pour débloquer la paralysie institutionnelle et préparer la formation d'un nouveau gouvernement.
Selon la majorité des éditorialistes, les Wallons auraient cédé du terrain pour préserver l'équilibre des pouvoirs. Certains ajoutent même (ceux du quotidien Le Soir, en particulier) que cet accord arraché de main de maître par le négociateur, Elio di Rupo, serait, en fait, la pierre fondatrice du début d'un long, lent et douloureux processus de séparation des régions flamandes et wallonnes.
De cela, on discutait ferme ce matin dans les bistrots que je me décide à fréquenter sitôt les enfants placés dans le bus, soit vers 7h35. Là encore, j'écoute et me transforme en Bob l'éponge pour tenter de percer les us et coutumes de ce pays au bord de la crise de nerfs (dans une Europe qui ne l'est pas moins).
Que le Manneken Pis vous soit fontaine d'énergie et de sagesse.
mardi 13 septembre 2011
Pas connecté
Pour ceux (et celles) que la nouvelle intéresserait, sachez que lorsque vous souscrivez une offre Belgacom (pack télé + Internet haut débit + téléphone fixe), il faudra à l'expert en branchements une dizaine de jours pour venir réaliser des miracles dans votre appartement.
Petit pot-pourri des dernière nouvelles du front : j'ai appris qu'un "Américain préparé" était le tartare de boeuf dont j'ai fait bombance sitôt le gros orteil posé en terre européenne.
J'ai lu dans son entièreté l'état des lieux de l'appartement rédigé par l'expert. La coutume locale veut que les lieux soient rendus dans l'état quasi neuf dans lequel ils étaient lorsque le locataire entre. J'oubliais de dire que le dit état des lieux est une prose plutôt monotone de 26 pages détaillant jusqu'au moindre craquement de peinture sur le plafond.
(Je sens que les quatre prochaines années vont être une belle course à la propreté... D'ailleurs, pourrait-on désormais me surnommer M. Propre (dont je n'arbore pas encore la calvitie ni la jolie boucle d'oreille) ?)
Sinon, le temps oscille entre grand beau, pluies éparses et nuages joliment gonflés donnant envie de les grignoter dès le réveil.
Que le Manneken Pis soit avec vous.
Petit pot-pourri des dernière nouvelles du front : j'ai appris qu'un "Américain préparé" était le tartare de boeuf dont j'ai fait bombance sitôt le gros orteil posé en terre européenne.
J'ai lu dans son entièreté l'état des lieux de l'appartement rédigé par l'expert. La coutume locale veut que les lieux soient rendus dans l'état quasi neuf dans lequel ils étaient lorsque le locataire entre. J'oubliais de dire que le dit état des lieux est une prose plutôt monotone de 26 pages détaillant jusqu'au moindre craquement de peinture sur le plafond.
(Je sens que les quatre prochaines années vont être une belle course à la propreté... D'ailleurs, pourrait-on désormais me surnommer M. Propre (dont je n'arbore pas encore la calvitie ni la jolie boucle d'oreille) ?)
Sinon, le temps oscille entre grand beau, pluies éparses et nuages joliment gonflés donnant envie de les grignoter dès le réveil.
Que le Manneken Pis soit avec vous.
dimanche 4 septembre 2011
Paris-Bruxelles
samedi 16 juillet 2011
Les Great smoky mountains (jour 31)
Aujourd'hui, avant-dernier jour du périple et, comme nous sommes passés à côté des Great smoky mountains (dans le Tennessee), nous n'avons pas pû nous empêcher d'aller faire nos adieux à ce parc national, un de nos préférés.
Sauf que l'été n'est pas l'automne et qu'il y a un tantinet plus de monde sur la route. A 15km/h, c'est beau une procession de mariage dans un parc national.
Certains la jouent carrément safari...
Ils sont déçus car il n'y a aucune bêbête à se mettre sous l'objectif. Pour être précis, il faut reconnaître que nous adorons ce parc pour ses prairies au pied des collines et aussi parce que c'est là, voici trois ans, que nous avons vu nos premiers ours.
Alors bon, on espérait boucler la boucle (d'or, bien sûr)... Las, l'herbe est verdoyante, les odeurs de la campagne ravivent nos sens engourdis par la climatisation... Mais toujours pas de plantigrade à l'horizon.
Et soudain, la file s'arrête... Le reste se passe de commentaire.
Si l'on fait les comptes de la journée, ce sont trois heures de perdues sur la route du retour. Mais avoir pu observer nos derniers ours américains est un plaisir inoubliable.
Et la liste des " grosses bêtes intéressantes"
- Les camions qui te doublent sur l'autoroute à plus de 120 km/h.
- Les camions qui transportent des maisons sur l'autoroute (à 80km/h).
(Maintenant, à vous de jouer)
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