Après l'achat de statuettes phosphorescentes de la vierge Marie vers 10 ans (quand j'aspirais à la sainteté), d'un couteau de survie genre Rambo à 14 ans (au cas où je devrais m'enfuir dans la profonde forêt corrézienne) et l'acquisition de l'intégrale de Henry Miller (entre 18 et 24 ans, quand je voulais encore faire de la littérature)... Je verse maintenant dans le zen.
Mais le zen de poche, hein, pas la totale avec l'esprit vide. Je précise. Ce n'est pas de la même eau.
En fait, je me suis toujours penché sur la méditation sans y plonger tout à fait. Pas assez de temps, trop énervé sans doute. Ca ne collait simplement pas. Même si j'aimais bien, en courant dans un parc les dimanches matins, regarder les mouvements au ralenti du taï-chi.
Et puis, j'ai découvert le tir-à-l'arc. J'en parlerai plus tard, c'est une expérience très particulière... Arrivé aux USA, je cherche où je peux tirer. Mazette, la grande majorité ne vise que les animaux, en pleine nature. Là, je me dis : "non, ce n'est pas possible, je ne veux pas revenir sur ma fixette Rambo".
En outre, comme je n'aime que les hamburgers déjà préparés... Bref, je renonce.
Alors, je me rabats sur la version sablonneuse, le jardin japonais quoi. Pendant les dernières vacances, je récupère un bon litre de sable fin (blanc et marbré de granit), que je verse dans un plat. Je le place sur mon bureau, y ajoute deux, trois pierres pour faire bonne mesure. Et il ne se passe rien. Sitôt que je regarde, j'ai envie de dessiner... Trois jours après, je jette le tout à la poubelle.
Et hier, au supermarché, je tombe en arrêt devant le kit de méditation.

C'est tout à fait ce qu'il me faut. Le mini-plateau en plastique carré de 7 cm de côté comprend : un mini-carillon, un mini porte-encens, un mini tas de sable. Pour 10 dollars (taxes comprises), c'est mon moment zen (dixit les magazines féminins).
Quand je sèche sur les saintes écritures, je fais sonner le carillon. Plus de tentation de dessiner, mon gros doigt écraserait tout. C'est frais, ça ne mange pas de pain. La méditation sans peine, tout ce qu'il me faut.
La semaine prochaine, c'est sûr, j'achète le kit de plage avec transat, parasol et les tongs...
Ca n'a aucun rapport mais feue la distinguée équipe de Palace fait mentir en images le sombre adage : "là où il y a du zen, il n'y a pas de plaisir". Pour regarder en famille, c'est vous qui voyez. Ça s'appelle "la partouze".
La chanson du jour : les Ramones chantent "I don't want to grow up". Vivifiant.
Et la liste des "paysages zen"
- le jardin japonais du musée Albert Kahn (à côté de Paris)
- toutes les abbayes et les cloîtres romans (coup de cœur pour Moissac)
- un chemin qui fait un coude pour se perdre dans la forêt
- une route américaine à perte de vue (impatient de découvrir celles de l'Ouest)
- les lacs de montagne et les jambes des femmes
(maintenant à vous de jouer)










































































































