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vendredi 24 avril 2009

Briseur de grave


Plus tordu comme titre, y'a pas. Mais il a sa propre logique, vous verrez. Oyez d'abord l'histoire qui est arrivée à un ami. Désolé, ma bonté naturelle m'interdit de le nommer mais sachez qu'il habite dans le Maryland.

Or donc, voici quelques jours, il est au feu rouge, dans sa voiture, nez en l'air. Il constate que pas mal de véhicules sont engagés dans le carrefour. Pas de problème, se dit-il, ils vont partir et lui permettre de tailler la route.

Voyant le vert s'allumer -et distraitement- il démarre et pile tout juste devant une voiture qui bloque toujours le passage. L'autre conducteur, loin de s'excuser, l'invective. Réplique de l'ami... Evènement pour le moins surprenant. Si vous le connaissiez, vous verriez qu'il est plutôt placide dans la vie. D'ailleurs, il possède une tortue que j'ai eu l'honneur de nourrir durant quelques jours, c'est tout dire.

Bref, il s'excite un peu et l'autre lui brandit alors devant le nez (manière de parler, deux vitres, même pas blindées, les séparent) un carton orange sur lequel est écrit "funeral" avant de reprendre sa route, furibard.

L'ami a fini son histoire. Il me regarde de l'autre côté du banc. Placide, l'ami. Moi, le museau qui se tord.

Instinctivement, je me mets à rire. Peu puis fort. Alors qu'il s'apprête à composer le 911 (numéro des urgences, entre autres psychiatriques), je lui explique qu'une des 120 questions à potasser pour le code de la route à Washington DC stipule qu'il ne faut JAMAIS couper un convoi funéraire. Même s'il traverse au rouge. Jamais, never.

Sauf que dans son Maryland, les règles pour avoir son permis sont bien différentes. Pas de code à réviser mais un pensum de quatre heures sur les ravages de l'alcoolisme et des drogues. Raconté ici, ça fait froid dans le dos.

Mon ami demande alors, le plus sérieusement du monde. "Et si le convoi avait fait 100 mètres de long ? J'en ris encore.

Bon, le titre maintenant. En sachant que "grave", signifie "tombe" en anglais, le reste du titre devrait couler de source.

Sauf que le jeu de mots est approximatif. Car 33% des Américains ont choisi la crémation en 2008 (et 99,70% des Japonais et 23% des Français).

De toutes façons, vous avez échappé aux titres suivants :
- "Il a failli passé sur le corbillard"
- "Funéraire de rien mais c'est un corbillard"
- "Le convoi roulait au rouge".


La chanson du jour : Wyclef Jean réinterprète "le concerto pour une voix" dans "Apocalypse".


Et la liste des " choses de la vie constatées en ce jour"
- J'ai vu trois hommes en train de fumer un gros cigare à 10 minutes d'intervalle.
- J'ai vu des enfants de 10 ans poser des questions à des adolescents de 15 ans et les seconds être aussi gênés que les premiers.

(Maintenant, à vous de jouer)

vendredi 17 avril 2009

La tournée des grands lacs (Chicago)


Je vous avais laissé
dans la campagne du Wisconsin, surnommé le pays des produits laitiers de l'Amérique. Pour éviter une transition trop violente avec la bruyante et verticale Chicago, nous avons fait une halte dans sa banlieue. Plus précisément à Oak Park, là où Frank Lloyd Wright a vécu et travaillé pendant vingt ans. On peut voir dans son quartier une vingtaine de maisons qu'il a conçues entre 1898 et 1908.

Il y construit progressivement le style "prairie" pour des "pavillons d'un seul tenant ou en plusieurs parties reliées entre elles, dont l'intégration au paysage par le biais de l'horizontalité est particulièrement soignée" (phrase tirée de l'article de Wikipedia).




" Wright perçoit les pièces d'un bâtiment comme des organes autonomes qui constituent un corps cohérent. Il pousse l'analogie avec le monde vivant jusqu'à prétendre que la construction doit représenter la croissance d'un être vivant."



Quelques heures plus tard, je songeais encore à Wright en prenant l'ascenseur -et mon courage à deux mains- pour grimper au 99ème étage de la Sears tower.






Vu d'en bas, on pourrait résumer Chicago par deux histoires tragiques. Le grand incendie qui consuma en deux jours les maisons de bois du centre-ville. C'était en 1871 et il ne reste que ce château d'eau en pierre de l'époque antérieure.


Chicago, c'est aussi une rivière qui traverse la ville. Sa particularité : son cours est inversé. Car en 1885, une épidémie de choléra tua 90 000 personnes. Et oui, les eaux usées étaient déversées dans la rivière qui se jetait dans le lac Michigan... D'où était tirée l'eau potable. De gigantesques travaux pour abaisser le lit de la rivière ont alors été effectués.

C'est donc le lac Michigan...


... qui se déverse dans la Chicago River.



Bilan du séjour : entre les horizontales de Wright et les verticales de Chicago, il existe sans doute une troisième voie pour dessiner maisons et immeubles. Ce pourrait être la courbe qui, selon Jean Cocteau, est le chemin le plus court entre deux rêves.

Avec son "Cloud gate", Anish Kapoor ne dira pas le contraire.




La chanson du jour : Sufjan Stevens chante "Chicago".



Et la liste des " villes au bord d'un lac"
- Côme (d'habitude...)
- Genève (et je te bouscule...)

(Maintenant, à vous de jouer)

mercredi 18 mars 2009

Les Etats-Unis sont machos (comme Hollywood)


Les films
de super-héros me gonflent. Je n'aime les gens encapuchonnés et encapés et superpouvoirisés qu'en BD. Marvel, c'est bien du moment que ça ne bouge pas.

Pour être plus clair, je préfère carrément les films catastrophes, avec les buildings qui s'écroulent, les océans qui dévalent et arrachent tout sur leur passage, les avions qui se fracassent dans l'eau voire -c'est ma pastille Vichy avant de me coucher- les dernières heures d'un navire insubmersible dans les eaux fraîches de l'Océan Atlantique sur fond d'histoire d'amour impossible.

D'ailleurs, un de mes peintres préférés est Hubert Robert, qui imagina la grande galerie du Louvre en ruines.


Et si ce n'est pas trop demandé, je préférerais que l'action soit servie par une femme. Parce que j'en ai soupé des hommes qui sauvent le monde. Sauf que j'ai comme l'impression que la femme tête d'affiche au cinéma" est une denrée de plus en plus rare.

Un article du Washington Post dressait ce week-end un constat pour le moins accablant. Forbes magazine a demandé à 157 professionnels du cinéma américain de dire qui sont les plus "bankable" parmi 1400 acteurs et actrices. En gros, qui peut faire vendre le plus sur son nom.

Eh bien, nous avons 4 femmes dans les 30 premiers (Angelina Jolie n°2, Julia Roberts n°11, Meryl Streep n°16 et Nicole Kidman n°22)... 28 actrices dans le top 100 et 185 dans les 500. Pour mémoire, Will Smith est numéro 1.

Ok, on peut jeter l'opprobre sur le sexisme d'Hollywood, une industrie dirigée par des hommes depuis des lustres et destinée à faire de l'argent.

Qu'est-ce qui rapporte le plus d'argent ? Les films de super-héros, de crashs de voitures et de bang bang, qui ont le mérite de parler un langage universel (bang-bang, boum-boum, plouf-plouf) et donc de toucher plus de monde.
Et ce sont les hommes qui sont, physiquement, avantagés par rapport aux rôles... Seules exceptions, Angelina Jolie (la carrosserie de Lara Croft... et avant elle, Sigourney Weaver dans Alien.

Mais l'article en dit plus long sur la mentalité des spectateurs et la société américaine. Les films où les femmes sont en vedette sont désormais rangés dans la catégorie "chick flick" (films de filles) comme il y a une chick litt... On compartimente. Vous allez me dire "et alors ?"

Et alors, c'est là qu'interviennent les rapports dominant-dominé (non, Bourdieu n'est pas mort). Une sociologue américaine, E. Ann Kaplan, dit que, de plus en plus souvent, les femmes vont voir ce que les hommes désirent. "Toujours pour plaire à l'homme".

Quant aux hommes qui vont voir un film de "femmes", ils disent que c'est un "chick flick"... Les femmes qui vont voir un film d'action, elles, disent que c'est un film. Pareil pour les garçons qui sont peu enthousiastes à l'idée de voir Pocahontas ou Mulan alors que les filles sont aussi contentes que les garçons d'aller voir Aladin ou le Roi lion.

C'est une réflexion parcellaire... Mais j'ai l'impression diffuse (faudrait lire, décortiquer le sujet... Bosser, quoi) que la société américaine est machiste (moins visible que le machisme de l'amérique du sud ou des pays arabes) et que ce mouvement est intégré dans les moeurs et les comportements de chacun.

Tiens, ça me fait penser que demain, j'accompagne les enfants voir Mia et le Migou. Une héroïne, un film écologique, made in France...


En attendant, un entretien d'embauche intéressant.


La chanson du jour : "It's good to be the King", par Mel Brooks (attention ! Scène mimée de sexualité cochonne au début du clip).




Et la liste des "héroïnes de chick litt préférées"
- Bridget Jones (premier tome)
- Anna Karénine (écrit par un homme, ça compte ?)

(Maintenant, à vous de jouer)

dimanche 15 mars 2009

Suivez le guide !

Dans la famille, la littéraire, c'est madame. C'est elle qui dévore, dépiaute et corne les guides de voyage pour en extraire la substantifique moelle touristique. Moi, je conduis.

Le partage des rôles s'est fait au fil des kilomètres. Elle prépare les voyages, m'en parle, j'acquiesce (tout le temps), on réserve les hôtels (ensemble), elle s'occupe des valises, je découvre le trajet, elle co-pilote (carte sur les genoux, bien que nous ayons un GPS), je remplis le réservoir d'essence et pendant que les enfants regardent des DVD sur leur lecteur portable, nous parlons, échangeons, commentons le paysage qui défile, on revient sur l'hôtel de la veille, je me dis que d'ici deux ans et demi (notre date de départ des États-Unis, je l'écris pour éviter d'en souffrir à l'avance), j'aurai oublié à quelle chambre de Super 8 motel correspondait cette ville, et ce sera bien comme ça.

Cette phrase (la plus longue, sans doute, depuis les débuts du blog) pour préciser que je viens de commencer "A la Recherche du temps perdu" (jamais je n'avais attendu une commande avec une telle impatience juvénile) et compte bien passer quelques mois en sa compagnie. (Mais les 50 premières pages, déjà, pfff, quel génie sensible).

Bon, tout ça pour dire que, depuis notre installation ici, madame a eu le nez creux en matière de visites. Elle consulte le guide américain ET le guide français pour choisir. Toutes nos vacances furent des réussites sans nom (merci bien). D'ailleurs, qu'est-ce qu'un échec en vacances ? Nous n'en connûmes point.

Cependant, le week-end dernier, nous échouâmes à Middleburg, un des plus jolis villages de la Virginie, coté 3 étoiles dans le Frommer's, guide américain pourtant respectable.

En fait de beauté, le village, créé autour des années 1735, se limite à deux rues. Ce qui en fait l'intérêt, ce sont les boutiques tournées autour du cheval et du renard. La bonne société y pratiquait la chasse à courre, Jackie Kennedy y est venue, tous les oripeaux des gentlemen farmers sont disponibles dans des vitrines rétro, ça doit être cela, le bonheur d'être américain au 21ème siècle.

La maréchaussée locale


Devant la boucherie


Le cimetière


L'office de tourisme


Derrière la rue principale



Je sais, je suis français, ayant barboté dans les fonts baptismaux des églises romanes, appris les subtilités de la lumière dans les tableaux de Georges-de-la-Tour, les particularités locales dans les mélodies de Tino Rossi et les rapports amoureux avec François Truffaut.

On pourrait dire que je regarde du haut de notre histoire plurimillénaire (au moins) la folle jeunesse des bâtisses américaines. Sauf que là, non. Avec un œil -souvent- amusé, je suis toujours surpris du goût d'ici pour les reconstitutions historiques, la mise en avant de l'histoire en image. Et durant nos balades, je m'interroge de plus en plus fréquemment sur les liens qui unissent les Américains, leur sentiment d'appartenir à une nation, ce qui les associe à quelque chose de plus grand qu'eux. Sur ce qui fait communauté. Et j'ai alors envie d'aller voir comment se passent les choses dans un autre pays. Avant de revenir en France.

A propos de clichés, j'aime bien cette pub.



La chanson du jour : Berry chante "demain" (joli, l'appartement).


Et la liste des "villes comme dans un rêve".
- Venise (l'eau, les pierres, les bateaux).
- New York (les verticales, la fumée, l'Hudson).
- Paris (les circonvolutions des rues, les odeurs, les cafés).

(Maintenant, à vous de jouer)

vendredi 30 janvier 2009

Foule


Je viens de recevoir à l'instant
même des photos envoyées par un ami qui a couvert la grève française d'hier.

D'après les éléments que j'ai pu recueillir dans les journaux, il y avait entre 1 et 2,5 millions de personnes. Une foule dense et bigarrée, qui hurlait et tapait dans ses mains alors que les trois couleurs du pays, le bleu, le blanc et le rouge, flottaient dans l'air. Tous étaient fiers d'être là et avaient le sentiment, bien légitime, de vivre un moment historique.

Ah, l'ami vient de m'appeler. J'ai fait comme une boulette. Les photos n'illustrent pas le mouvement de grève mais l'investiture de Barack Obama.

Une semaine après l'évènement, je voulais partager avec vous (comme on dit souvent à la télé américaine, "I would like to share with you...") ces visages et ces moments capturés par Patrick Chatelain, dont le site mérite plus qu'une visite.













La chanson du jour : Screaming Jay Hawkins chante "I put a spell on you".




Et la liste des "foules qui font l'histoire".
- La Chute du mur de Berlin
- Les manifestations de 1936 à la sortie des usines
- Les gens amassés devant l'ambassade américaine lors du départ des troupes au Vietnam

(Maintenant, à vous de jouert)

jeudi 29 janvier 2009

Incident diplomatique


Le président Américain
a connu hier son premier incident diplomatique. Un affront pourtant demeuré sous le boisseau. Avec la Corée du nord ? Vous n'y êtes pas. L'Iran, l'Irak ou encore la France ? Pas plus. Vous vous demandez si le Pakistan est là-dessous ? Perdu.

Hier et avant-hier, les écoles du Montgomery County, étaient fermées pour cause de neige (mardi) et de glace sur les routes (mercredi). Oh, neige et glace, ce n'était pas la Sibérie. Ils annonçaient "ice storm" et on a eu 10 centimètres de blanche et une pluie verglaçante.

Il n'empêche. Aucune école ouverte, pas même celle des enfants, ce qui nous a permis de faire une délicieuse après-midi de luge en compagnie d'amis. Sidwell Friends, l'école fréquentée par Malya et Sasha Obama, avait aussi fait journée portes closes.

" Ce n'est pas à Chicago que ce serait arrivé", a déclaré en substance le 44ème président, le reste de sa déclaration sous-entendant que les Washingtoniens étaient des mauviettes. Bon, si je suis plutôt d'accord avec Obama sur ce coup-là, j'ajouterais cependant que ce n'est pas la meilleure façon de s'intégrer dans sa nouvelle ville.

A l'instar du Parisien, le Washingtonien est susceptible et supporte mal qu'on vienne lui faire la morale. Il habite la Capitale, quand même ! Et puis, comparaison avec Chicago (où les enfants barbotent dans la neige la moitié de l'hiver) n'est pas raison. Sur les quatre dernières années, il y a eu, en moyenne, deux jours de neige annuels à Washington.

Certes, les pouvoirs publics locaux appliquent le principe de précaution maximal. Ce matin, les écoles ont ouvert avec deux heures de retard alors que les routes étaient impeccables. Pour quelle raison ? Je l'ignore. Mais faut-il acheter des engins de déneigement pour ces quelques jours de neige ? Et ainsi augmenter les impôts ?

Petit conseil à Barack : réconcilie-toi avec l'âge de glace qui dort en toi et vas assister à un match de l'excellente équipe de hockey de la ville.

A défaut, regarde la vidéo d'un de mes comiques français préférés (car complètement barré) qui s'essaie à ce doux sport où l'on est projeté contre du plexiglas.




La chanson du jour : "Tombe la neige" par Adamo.




La liste des "occupations par temps de neige".
- Faire patienter les enfants électrisés par le temps.
- Faire de la luge et se mouiller.
- Rentrer et prendre un bon goûter.

(Maintenant, à vous de jouer)

mercredi 28 janvier 2009

La vie étudiante

A Charlottesville, où nous fûmes le dernier week-end, il n'y a pas que des demeures de présidents. On y voit aussi des étudiants. Beaucoup. Environ 15 000. Et aussi des étudiantes, qui se réunissent en grappes le samedi soir (enfin, il était 17h30) devant le bâtiment de leur sororité pour sortir je ne sais où.

Je n'ai pas eu le temps de dégainer l'appareil photo mais le lendemain, sur les coups de 13h, madame fut plus prompte à détecter la bande qui s'avançait vers nous, dans la rue piétonne.



Quelques heures plus tard, nous visitons le campus, créé par Jefferson. Côté bâtiments, il comprend une superbe rotonde (sur le modèle du Panthéon romain) faisant office de bibliothèque qui ravira les érudits et aussi de bien belles pièces.








L'ensemble, gorgé de colonnes et d'une somptueuse symétrie, a été construit à partir de 1816, quand Jefferson entrait dans sa 72ème année.






A l'intérieur des colonnades, on voit des petits appartements pour étudiants chanceux qui ont, chacun, leur cheminée.





La chanson du jour : Vincent Delerm chante "Les filles de 1973".



Et la liste des "bons moments étudiants".
- Lire dans la chambre la nuit avant de préparer l'exposé de 5h à 7h du matin.
- Les sorties dans l'appartement d'un copain en amenant quatre bouteilles de rosé.
- Sécher les cours pour voir les films le lundi matin en séance de presse pour le journal cinéma qu'on avait créé.
- Et discuter, discuter jusqu'à point d'heure.
(Maintenant, à vous de jouer)

lundi 26 janvier 2009

Monroe vs Jefferson


Vous connaissez Monroe ?
Non pas elle, lui.

Oui... Lui, le cinquième président des États-Unis, de 1817 à 1825. Jusqu'à ce week-end, ma culture concernant le bonhomme se limitait à la doctrine Monroe (qui d'ailleurs n'est pas de lui).

Maintenant que j'ai visité sa maison, près de Charlottesville (en Virginie, à deux heures de DC), j'ai l'impression de mieux saisir le garçon. C'est à partir de son nom qu'a été baptisée la capitale du Libéria (Monrovia). Il a été ambassadeur en France et il a tellement apprécié Napoléon (ou était-ce la réciproque) que celui-ci lui a vendu la Louisiane pour presque rien.

D'ailleurs, dans sa demeure, fort modeste, nous avons visité son salon Empire et découvert des pendules françaises plus belles les unes que les autres. Comme il était interdit de prendre des photos (même en douce), on a pris la maison sous toutes les coutures...




Et même la chambre des invités...


Et celle du contremaître...



A quelques kilomètres de là, une autre demeure en jette. C'est celle de Jefferson, un autre président -plus connu, celui-ci- des États-Unis. Construite à Monticello sur un gigantesque terrain, la résidence est de style palladien.

La lumière inonde la demeure selon une équation magique ; la surface des fenêtres devait être égale à celle de la pièce.


Le maître du domaine, où l'on pouvait vivre en complète autonomie, comptait 70 esclaves.


Les visites étaient à l'image des demeures. Très rapide, assez froide, pour tout dire professionnelle fut celle de la maison de Jefferson. Il faut dire que, même en hiver et par un froid pinçant, les visites se succédaient à coups de talkie-walkies.

Quant à notre guide de la maison de Monroe, elle était passionnée, chaleureuse. Elle nous a quitté, avec un quart-d'heure de retard, en nous disant : "si vous devez retenir une chose de Monroe, c'est qu'il a sauvé la Déclaration d'indépendance des mains des Anglais".

Alors, si vous venez à Charlottesville, bien sûr, allez à Monticello (Jefferson ne s'est tout de même pas endetté à vie pour rien...). Mais allez faire un tour à Ash-lawn Highland, là où demeure l'esprit de Monroe. Le président.


La chanson du jour : "I want you back" des Jackson (encore un président) Five.



Et la liste des "hommes -et des femmes (merci Nath!) d'État qui ont marqué le monde" (sans réfléchir)
- JF Kennedy
- Brejnev
- Castro

(Maintenant, à vous de jouer)