
Plus tordu comme titre, y'a pas. Mais il a sa propre logique, vous verrez. Oyez d'abord l'histoire qui est arrivée à un ami. Désolé, ma bonté naturelle m'interdit de le nommer mais sachez qu'il habite dans le Maryland.
Or donc, voici quelques jours, il est au feu rouge, dans sa voiture, nez en l'air. Il constate que pas mal de véhicules sont engagés dans le carrefour. Pas de problème, se dit-il, ils vont partir et lui permettre de tailler la route.
Voyant le vert s'allumer -et distraitement- il démarre et pile tout juste devant une voiture qui bloque toujours le passage. L'autre conducteur, loin de s'excuser, l'invective. Réplique de l'ami... Evènement pour le moins surprenant. Si vous le connaissiez, vous verriez qu'il est plutôt placide dans la vie. D'ailleurs, il possède une tortue que j'ai eu l'honneur de nourrir durant quelques jours, c'est tout dire.
Bref, il s'excite un peu et l'autre lui brandit alors devant le nez (manière de parler, deux vitres, même pas blindées, les séparent) un carton orange sur lequel est écrit "funeral" avant de reprendre sa route, furibard.
L'ami a fini son histoire. Il me regarde de l'autre côté du banc. Placide, l'ami. Moi, le museau qui se tord.
Instinctivement, je me mets à rire. Peu puis fort. Alors qu'il s'apprête à composer le 911 (numéro des urgences, entre autres psychiatriques), je lui explique qu'une des 120 questions à potasser pour le code de la route à Washington DC stipule qu'il ne faut JAMAIS couper un convoi funéraire. Même s'il traverse au rouge. Jamais, never.
Sauf que dans son Maryland, les règles pour avoir son permis sont bien différentes. Pas de code à réviser mais un pensum de quatre heures sur les ravages de l'alcoolisme et des drogues. Raconté ici, ça fait froid dans le dos.
Mon ami demande alors, le plus sérieusement du monde. "Et si le convoi avait fait 100 mètres de long ? J'en ris encore.
Bon, le titre maintenant. En sachant que "grave", signifie "tombe" en anglais, le reste du titre devrait couler de source.
Sauf que le jeu de mots est approximatif. Car 33% des Américains ont choisi la crémation en 2008 (et 99,70% des Japonais et 23% des Français).
De toutes façons, vous avez échappé aux titres suivants :
- "Il a failli passé sur le corbillard"
- "Funéraire de rien mais c'est un corbillard"
- "Le convoi roulait au rouge".
La chanson du jour : Wyclef Jean réinterprète "le concerto pour une voix" dans "Apocalypse".
Et la liste des " choses de la vie constatées en ce jour"
- J'ai vu trois hommes en train de fumer un gros cigare à 10 minutes d'intervalle.
- J'ai vu des enfants de 10 ans poser des questions à des adolescents de 15 ans et les seconds être aussi gênés que les premiers.
(Maintenant, à vous de jouer)


















































