lundi 25 octobre 2010

New York : first exit to Brooklyn


Aujourd'hui, c'était régime randonnée
pour tout le monde. Suffit de contempler de la beauté comme s'il en pleuvait et de se prélasser sur la molle et grasse herbe de Central Park !

Que ça saute et plus vite que cela. Réveil détonnant à 8h, petit déj' expédié et direction Brooklyn. Et pour ne pas faire comme le commun, nous décidâmes, Yibus et madame, d'y aller et d'en revenir par le macadam... A savoir les ponts.

Evidemment, pour une ville qui cumule les escaliers sous toutes leurs formes, la marche s'imposait.



Cette saillie étant faite, je peux vous dire que l'aller vers Brooklyn fut assez bruyant. Le Manhattan bridge, que nous empruntâmes, est le pont par lequel le métro new yorkais passe. Du bruit, donc mais aussi quelques images par dessus la ville avec son linge, ses graffitis, son Chinatown...



Et à quelques encâblures de là, le célèbre, que dis-je, le monumental, le très touristique pont de Brooklyn se dévoile peu à peu.



Avant de revenir à Manhattan par le célébrissime, nous nous baladons à Brooklyn, fier quartier de New York, qui compte 2,5 millions d'habitants. Nous privilégions les rues calmes du chic et calme pâté de maisons de Brooklyn heigths.








Au bout d'une rue, on débouche sur une promenade aménagée où la vue s'annonce rien moins que panoramique sur le sud de Manhattan et une vieille connaissance.



Puis c'est le retour par le cultissime Brooklyn bridge, ou nous croisons, tant bien que mal, d'ailleurs, des milliers de touristes venus photographier Manhattan en fin d'après-midi, les bougres. Il faut dire que la zone piétone a la bonne idée de se situer au-dessus des voitures. Ce qui en fait une quasi-promenade sur les planches...




Il offre une vue fort bien dégagée sur l'Empire State building qui, sans que nous le voulions, semble le fil rouge de ce séjour qui touche à sa fin.



On se quitte avec une chanson d'un natif de cette terre : "Brooklyn by the sea".


Et la liste de "ma chanson préférée de Mort Shuman".
- Un été de porcelaine (BO du film "L'hôtel de la plage" de Michel Lang -1977- avec les immenses Daniel Ceccaldi, Myriam Boyer et Guy Marchand).

(Maintenant, à vous de jouer)

dimanche 24 octobre 2010

New York : American beauties


Aujourd'hui, c'était la journée
du beau dans la ville qui ne dort jamais.

Douceur de la météo dominicale, avec un léger et très printanier 18 degrés sur Central Park.



L'occasion idéale de prendre les chaussures de jogging et de faire quelques kilomètres sur la route qu'emprunteront les coureurs du marathon de NY, dans quinze jours pile. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, j'ai couru avec le grand garçon. Suer à deux, c'est bien mieux.

Chaleur de l'échange lorsque nous avons rencontré Lapuce. Une discussion bien bien bien pour une rencontre que j'espère avec lendemain. Sans révéler la teneur des papotages, en voici une illustration parfaitement claire !


Beauté de l'art quand nous sommes allés visiter la Frick Gallery, tout à côté de Central Park. Du 18ème siècle en veux-tu en voilà avec des Espagnols, des Anglais, des Français sans oublier les Hollandais... Une densité de chefs-d'oeuvres à t'en provoquer un syndrôme de Stendhal en moins de deux.

Et énergie de la musique et de la danse en allant voir cette comédie musicale.


Cette journée brillante en tous points ne pouvait se terminer que par un feu d'artifice de couleurs sur Times square en nocturne.



Et la liste des "spectacles de rue originaux"
- Le gars qui fait des bulles géantes avec deux batons reliés par des ficelles.
- Le groupe d'acrobates gymnastiquant sur de l'afro-beat.

(Maintenant, à vous de jouer)

samedi 23 octobre 2010

New York : mammouth et fer à repasser


Après quatre bonnes heures de voiture,
nous avons rendu visite à la lointaine ancêtre de Babar. Elle s'appelle Lyuba, c'est le bébé mammouth star. Découverte en 2007 en Sibérie par les Nenets, les chasseurs locaux, elle est morte à l'âge d'un mois voici 42 000 ans.

Son importance dans l'histoire réside dans le fait que son corps a été conservé en excellent état et en entier. Elle a fait naître dans les cerveaux des spécialistes des hypothèses qui demanderont confirmation lorsqu'un de ses congénères sera découvert.

Exposée dans sa cage de verre du Liberty Science center situé à Jersey city (l'exposition dure jusqu'en janvier 2011), la mammouthesse ressemble à une simple peau lyophilisée... Fascinant.



En parlant de maigreur, nous sommes ensuite allés trainer nos guêtres du côté du Flatiron building (l'immeuble en forme de fer à repasser), qui a ravi les enfants.


Pendant ce temps, ce n'est pas tout ça mais les écureuils ont faim. Même les citrouilles exposées sur des troncs à dix mètres du sol ne peuvent leur résister.


Que serait New York sans ses immeubles aux néons jaunâtres, se demande le poète ?


Sans réponse d'aucune sorte, il poursuit sa promenade au milieu des passants. Et la journée se conclut par la montée en haut de l'Empire State building qu'il a vu passer par toutes les teintes ; lumière de fin d'après-midi automnale...


.... Et teinte rosée (plutôt grenadine au goût de madame) affichée durant le mois d'octobre c omme un symbole et un rappel de la lutte contre le cancer du sein.


La nuit new yorkaise en ce samedi soir était plutôt venteuse et agréable.



Ah, mais j'oubliais. Pour les curieux en tous genres, nous sommes passés, juste avant de grimper au 89ème ciel de l'Empire State bulding, devant le museum of sex.


Couramment appelé le Mosex ... in the city (par référence au MoMa, museum of modern art), il y fait également penser par une approche plus sérieuse que joueuse.

Enfin, c'est juste une idée balancée au vu de leur site Internet. Le père de famille moderne que je suis n'y est cependant pas entré. Le rez de chaussée, tout en vitrine, ne présente aucun danger pour des yeux mineurs. Après un regard distrait, le grand a poursuivi son chemin.

La boutique semble regorger de spécimens plus intéressants : pour les propriétaires de chiens, entre autres. Et le café (nommé Oralfix), aux fausses allures de donjon, propose des potions aphrodisiaques faites maison qui pourraient bien donner plus d'une idée fixe à certains.



Et la liste des "idées fixes qu'il faudra bien un jour réaliser"
- Essayer le pousse-pousse en vélo ras le bitume de New York.
- Tester la balade en hélicoptère au-dessus de New York (rendue célèbre par la demande en mariage faite par mon oncle à sa douce voici trois ans).

(Maintenant, à vous de jouer)

mercredi 20 octobre 2010

Rendez-vous avec Obama


Désormais, je peux quitter
Washington heureux, voguer léger vers d'autres capitales européennes, aller à la rencontre des anges verts et des frères Bogdanoff, essayer d'être fou, voir Berlin et renaître, revoir Venise et mourir.

Cet après-midi, je suis entré à la Maison Blanche.

Je vous explique. Les visites de la résidence du président sont désormais interdites à tout étrangers depuis certains attentats. Seuls les Américains peuvent, en faisant la demande à leur représentant au Congrès, avoir le privilège d'y faire un tour. Grâce à un ami journaliste, j'ai pu être invité dans le sein des Saints.

Et, privilège supplémentaire, à l'heure pile où le Président s'envolait pour Portland.

Le cérémonial est réglé comme du papier à musique. Roman-photo de cet après-midi.


- D'abord l'attente avec les journalistes et photographes avant de pouvoir entrer dans le couloir menant à la pelouse.


- Tiens, joli tableau dans le couloir, à la dérobée.


- Puis le rose garden, et le bureau ovale, au fond, derrière l'arbre.




(Personne).

- Un simple cordon de sécurité sépare la presse de la pelouse. La présence du "secret service" est discrète.



-Quand même, quelle chance de voir l'Obélisque de ce côté-ci de la grille. C'est mieux que Disneyland et Times Square réunis.

- Le premier étage de la Rotonde où Obama reçoit ses plus proches amis. (Il y a trinqué un verre avec eux le soir où sa réforme de santé a été adoptée).


- De l'autre côté, les visiteurs d'un jour, munis eux aussi d'appareils photos, attendent l'hélicoptère présidentiel.


- Marine 1 approche, toutes pales dehors. L'ami me prévient de me tourner car le vent souffle dru quand l'appareil approche du sol. Rien à faire, je m'accroche à l'appareil pour engranger les photos (on ne sait jamais, s'il n'y en a qu'une seule de potable).







- Pied de grue pendant dix minutes, le président se fait attendre, les photographes des agences de presse mitraillent pour chercher le gros plan à l'intérieur du bureau ovale, l'image décalée qui intéressera les journaux.

Je découvre le playground installé pour les deux filles du président. Avant elles, le dernier enfant à avoir batifolé dans les jardins de la Maison blanche était la fille de Jimmy Carter, voici trente ans.


Il y a aussi un terrain de basket, une piscine construite sous Gérald Ford et un mini-green de golf pour pratiquer le putting.

- Inutile de présenter l'impétrant (notons juste que le harnais a bien blanchi depuis un an).





- Après avoir salué la foule, il s'engouffre directement dans l'hélicoptère suivi par des officiels, dont son secrétaire personnel, le responsable de la presse et le jeune rédacteur de ses discours...



- Ces lourdes valises contiennent les codes nucléaires, au cas où... Le dernier à monter dans l'hélicoptère est le garde du corps personnel du Président.



- Et l'hélicoptère décolle, direction l'aéroport militaire d'Andrews, au sud-est de Washington. Un hélicoptère leurre absolument identique rejoint Marine 1 dans le ciel. Au cas où...




- Voilà, c'est terminé. Et la vie reprend son cours. On apporte les plats de la réception que donne Michelle Obama ce soir.


- Reste aux journalistes et photographes à retourner au boulot. Ils sont logés dans une partie de l'aile ouest de la Maison blanche. Enfin... Logés... Un bien grand mot car l'espace est des plus réduits. Un cubicle à l'Américaine.... et peu de place pour ranger ses boîtiers... On se croirait dans un avion, jusqu'aux tiroirs situés à hauteur de la tête. L'ambiance est décontractée, travailleuse...



- La salle de presse compte une grosse quarantaine de places, toutes nominatives... Lors des briefings du responsable presse, il n'est pas rare de voir des journalistes appointés à titre exceptionnel solidement coincés debouts, contre les murs...



- Et voilà, c'est maintenant tout à fait terminé. En une heure, l'évènement était presque aussi beau que les baleines rencontrées à Cape Cod ou les grizzlies de Yellowstone.

Une dernière photo de la Maison blanche prise de l'intérieur du périmètre, côté entrée... Un dernier regard avant de franchir les grilles et de regagner le métro. Il est grand temps d'aller chercher les enfants.



Et la liste des " belles demeures vues de l'intérieur"
- Chenonceau (cette lumière au-dessus de l'eau)
- La maison de Mark Twain (rouge dehors, inspirante dedans)

(Et maintenant, à vous de jouer)