
Figurez-vous que la semaine dernière, j'ai acheté des gâteaux aux enfants. Jusque là, rien de bien fantaisiste.
Je remarquais juste que la friandise était importée d'Italie et ressemblait furieusement aux boudoirs de par chez nous, utilisés pour les charlottes ou les Tiramisu.
En retournant aujourd'hui dans le rayon, je me penche sur leur nom et manque de tomber en pâmoison. "Ladyfingers" que ça s'appelle.
Amis lecteurs non anglophones, j'aimerais vous aider et traduire ce nom par.... Comment cela, déjà ? Oserais-je ? Mais oui... Allons donc... "doigt de femme" ? Je ne vois pas d'autre possibilité. Ou alors, on ne traduit pas. Ce qui serait mieux, finalement. On peut aussi les appeler "biscuits à la cuillère".
Cependant, je passais toute l'après-midi rêvassant. Quel dimanche béni des dieux et placé sous le signe de la sensualité la plus débridée. Pensez donc. Je pensais acquérir de légers gâteaux destinés à finir dans une lunch quotidienne, à m'économiser des casse-têtes sans fin (qu'est-ce que je leur donne encore, aujourd'hui ?) et je me retrouve transporté dans un autre monde.
Entre les "ladyfingers" et les "boudoirs", me voilà de nouveau dans mon cher 18ème siècle libertin, de retour à Venise et ses masquarades, en voisin virtuel de Casanova.
Il me suffisait d'apprendre que le nom original de cette friandise était "savoiardo" (originaire de Savoie) pour avoir le sentiment que, décidément, les choses culinaires étaient belles et bonnes.
Et la liste des "divines friandises".
- Les car-en-sac
- Les roues de réglisse
(Maintenant, à vous de jouer)



