mardi 8 mars 2011

Prendre de la Hooters


En cette journée de la femme, je tenais, dans un noble souci d'information, à vous parler d'une chaîne de restaurants locale, j'ai nommé... Hooters ("chouette" et aussi "nichons" en anglais d'ici).

Pour ceux qui ne connaissent pas (en gros, les heureux vivant hors les USA), je vous conseille d'aller faire un tour sur leur site Internet.

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Je sais, on a du mal à détacher son regard de cet amoncellement de saine nourriture aux couleurs criardes. Si Hooters n'existait pas, il devait bien y avoir un Américain pour l'inventer. Ce qui fut fait, pour la petite histoire en 1983, à Atlanta, patrie d'"Autant en emporte le vent", de Coca-Cola et de CNN.

Mais revenons à nos tétons.... Euh... à nos moutons. Comme vous l'avez -peut-être- remarqué, la particularité de la chaîne est la plastique des serveuses. Mini-short orange, tee-shirt blanc orné d'une chouette (qui possède deux énormes YEUX) et une paire de seins conséquente.

Chaque femme employée doit signer un contrat stipulant :

- " Pour mon travail, je dois porter l'uniforme Hooters."

- " Pour mon travail, je dois dialoguer et divertir les clients. "

- " Le concept de Hooters est basé sur l'emploi de filles ayant du sex-appeal et l'ambiance de travail est joyeuse et communicative. "

- " Je ne trouverai pas mon travail intimidant, l'uniforme inconfortable, l'environnement du restaurant hostile… "

...

La devise informelle a beau être "come for the wings, stay for the boobs" ("venez pour les ailes de poulet, restez pour les nichons"), les ailes de poulet n'ont aucun intérêt. Je ne parle pas pour moi, j'ai pris une salade tout ce qu'il y a de diététique. En revanche, les trois amis avec lesquels j'avais accompli le pèlerinage étaient déçus par les "wings". Les bières étaient tièdes, les feuilles de salade donnaient l'impression d'avoir été déjà mâchées.

Et pourtant, ils ne sont pas dégonflés, chez Hooters.


"Vous ne trouverez pas ce genre de nourriture à Paris", proclame l'affiche.

Trois murs étaient recouverts d'un lambris qui semblait en plastique... Le quatrième, derrière un pseudo bar, était formé, du sol au plafond, de rouleaux de Sopalin.

Bref, nous sommes sortis de là vaguement déprimés (pourtant, j'avais fait des pieds et des mains pour y aller) et le ventre tourneboulé ... Ah oui, j'avais oublié de vous dire, les jeunes femmes portaient des collants couleur chair.

C'est sans doute pour cela que la chaîne n'hésite pas à proclamer qu'elle est un restaurant familial.

(Voué à l'édification morale des adolescents chanteurs : Justin Bieber, sur la photo du haut).


Et la liste des "rimes en chouette"
- Ciboulette (avec du fromage blanc, c'est fascinant).
- Margalette (la petite fille qui rend un loup végétarien).
- Cacahuète (et bien sûr, pirouette).

(Maintenant, à vous de jouer)

lundi 7 mars 2011

Donne-nous, Yibus, notre billet quotidien


Les chiffres ? C'est ma passion,
pourrais-je dire en parodiant Omar Sharif et son amour équestre.

Ces derniers temps, ce blog, vaisseau amiral du bon goût français en terre américaine, était devenu bateau ivre voguant dans les eaux saumâtres de l'à-peu près. Il n'était plus cette puissante analyse sociologique des moeurs locales qui avait fait sa réputation par-delà l'Arizona.

Il dérivait doucettement, en attendant notre retour vers la vieille Europe, qui devrait se produire en juillet prochain.

Ce n'était plus possible. Je ne pouvais laisser la léthargie s'emparer de ce temple du bon goût, ce parangon de l'âme hexagonale. Il fallait réagir. C'est là que les chiffres m'ont sauvé.

Plutôt que de fêter les anniversaires du blog ou de dénombrer commentaires et compliments qui se répandent sur mon échine puissante comme la cascade d'eau pure sur la tête de la femme libérée (pub Tahiti douche version 1983), j'ai aperçu la lumière.

N'y a-t-il pas plus bel objectif pour le blog que d'atteindre un compte tout rond d'ici la fin de cette formidable expérience américaine ?

C'est empli d'une ferveur inconnue, irrigué d'une nouvelle sève printanière, ami lecteur, que je me suis jeté sur l'historique du blog.

Et le vertige m'a pris : si je veux un compte rond, je dois atteindre les 500 billets publiés.

...


Il en reste 113 à pondre, des billets. Douze de plus que les dalmatiens. En compulsant mon agenda, je titubai. Un billet par jour. Comme l'oeuf de la poule. Pendant quatre mois.

Tu as bien vu, toi mon frère blogueur ("que je n'ai jamais lu...", chanterait Maxime). Un billet quotidien. Sans repos dominical, ni rien. Je ne sais si je réussirai. Et pourtant, il le faut.

Alors s'est levé de la foule ébaubie un murmure grandissant : "C'est une vocation... Un sacerdoce". On aurait pu ajouter : une oeuvre.


Bon, c'est pas tout ça mais comme il vous faut aussi des images, chaque billet sera orné d'un magnet acheté dans un lieu que nous avons visité durant ces quatre années sur les terres de Bill Clinton, Frederick Douglass, Robert Redford et Dolly Parton.

Aujourd'hui, du lourd. "Le geyser Old faithfull de Yellowstone".


Et la liste des "billets appréciés".
- Raphaëlle Billetdoux (j'adore le nom et son bel opuscule "Mes nuits sont plus belles que vos jours").
- Je t'en fiche mon billet.

(Maintenant, à vous de jouer)

mercredi 23 février 2011

Poubelle de Star (wars)


Le bon ami promène
une idée complètement farfelue qu'il ne cesse de répéter à tout va, comme un mantra, aux gens qu'il rencontre.

Voilà-t'y-pas que depuis quatre mois, quand il tombe devant les poubelles installées dans les parcs autour de Washington, il s'exclame :


- Ca ne te rappelle rien ?
- ....
- Réfléchis un peu !
- Euh, ce ne serait pas....
- Oui.... (anxieux) Continue petit scarabée...
- Non, cela ne se peut, ce serait trop gros ! (Moi, commençant à saisir l'ampleur du phénomène).
- Et pourtant si. Je suis sûr que Lucas a créé R2D2 en voyant ces poubelles.




Et la liste des "poubelles de l'histoire"
- Sheila ("ce soir je serai la poubelle... pour aller danser")

(Maintenant, à vous de jouer)

mercredi 16 février 2011

Bons baisers de Russie


Je retire tout ce que je n'ai pas dit sur le libéralisme éhonté des Etats-Unis. En réalité, ce pays est communiste. Parfaitement, monsieur, madame, je dirais même plus, on ne veut voir qu'une seule tête. Et que personne ne bouge. Le doigt sur la couture de la carte de la Saint-Valentin. En rang et que ça écrive.

Revenons à l'origine de mon courroux. La fille d'une amie, 8 ans, est à l'école américaine. Pour la Saint-Valentin, on leur demande d'acheter une carte pour chaque enfant de la classe. Sans exception. Et sans nom de destinataire car c'est la maîtresse qui les distribue... Comme des flyers. Autre obligation, assortir chaque carte d'une friandise.

Pour résumer, les gamins n'ont pas le choix. Tout le monde est logé à la même enseigne, amis, ennemis... Chacun sa carte...

Alors là, si le 14 février n'est pas le grand soir, l'avènement du communisme total, je veux bien manger mon petit "Capital" illustré.

On a aussi appris que sa fille apprenait à compter avec des "M&M" et qu'en math, ils avaient droit à un cookie quand ils réussissaient un excercice. Formidable pour lutter contre l'obésité. Commentaire du grand garçon : "c'est comme lorsqu'on donne un sucre aux animaux du cirque".


Et la liste des "seins valant teint"
- Laetitia Casta
- Ludivine Sagnier
- Fiona Gélin

(Maintenant, à vous de jouer)

mardi 8 février 2011

Métier décoratif


C'est en lisant un livre bien mais triste voici quelques mois -un livre américain-, que j'ai découvert l'existence d'un métier. L'héroïne du bouquin est "stager" de maisons. Littéralement, elle les met en scène pour les vendre.

Plutôt que de présenter des pièces vides ou aménagées avec le mauvais goût du propriétaire, ces professionnels habillent l'espace selon le goût du jour. Ils vont ajouter des tapis, tableaux, canapés, une table où traînent des cartes à jouer.... Qeulques livres de cuisine nochalamment posés sur la table.

Il en coûte 2000 dollars environ au vendeur. L'idée n'est pas de refaire la maison mais de mettre en valeur quelques pièces. Une sorte de maison Ikéa. Il arrive même aux "stagers" de placer dans une chambre un matelas pneumatique revêtu de ses plus beaux apparats.

Selon les études réalisées par les agents immobiliers, l'idée fonctionne. Les maisons se vendent plus vite et mieux. Le tout m'a laissé rêveur.


Au palmarès des métiers exotiques qui pourraient m'occuper, il y a aussi celui de gardien de parking. Je viens de voir un très joli film qui raconte leur vie, leurs rapports -parfois compliqués- avec les clients. Une vision touchante des rapports de classe et du concept de "looser" à l'Américaine par un groupe de poètes humanistes.

Ca s'appelle "The parking lot movie", visible en streaming sur Netflix pour les vivants-aux-USA. Pour les autres, il faut l'acheter.


Et la liste des "métiers fascinants"
- Pilote d'avion (surtout quand je les vois, tirant leur valise, dans les aéroports).
- Professeur (surtout quand j'entends les enfants dans la vraie vie).

(Maintenant, à vous de jouer)