samedi 9 octobre 2010

Régime sans crudités


J'ai beau chercher, je ne trouve absolument aucune crudité dans le menu de la semaine de cette école américaine du Maryland (à côté de DC).

Quant aux légumes verts, ils ne sont pas légion.

(Me voici soulagé lorsque je saisis mon fouet à neuf branches pour me flageller d'avoir mis un sandwich au Philadelphia -équivalent local de l'ancien Kiri- par semaine dans la lunch box des enfants).

Les statistiques officielles font état de 40% d'enfants scolarisés obèses aux Etats-Unis.


A ce propos, Michael Bloomberg, maire de New York, a décidé de ne plus donner de soda aux pauvres payant leurs repas avec des timbres alimentaires. Pour éviter qu'ils ne deviennent trop gros.




Et la liste des "plaisirs de la chère coupables"
- Le cheesecake.
- La margarita.
- Les Pringles.
- Les religieuses (cherchez l'intrus)

(Maintenant, à vous de jouer)

jeudi 7 octobre 2010

Meet the Stiller


Un rai de lumière après le truc pas drôle d'hier. Je viens de découvrir les petits sketchs de Stiller & Meara sur Internet. Qui c'est ? Le dernier stand-up à la mode ? Non, ces comédiens sont des septuagénaires bien tassés, qui ont eu leur heure de gloire au sein du Ed Sullivan show dans les années 70. Jusqu'ici, rien d'exceptionnel.

Sauf que, sauf que... Ce sont les parents de Ben Stiller... Vous savez, le comique préféré de mes enfants (et accessoirement le mien, avec Seth Rogen et Steve Carell)... Celui qui donne la réplique à De Niro dans "Mon beau-père et moi" ("Meet the Fockers" en VO).

Eh bien, le fiston a eu l'idée de génie de ressortir ses parents de leur retraite. Le résultat, ce sont des petits morceaux d'anthologie où les duétistes discutent de sujets aussi essentiels et contemporains que Facebook, Jersey shore (l'émission de télé-réalité la plus terrible depuis Christophe Collomb) ou Lady Gaga... La tête de Jerry Stiller, quand il essaie d'en placer une me ravit pour toute une semaine.

Bon, c'est en anglais d'ici... Mais rien qu'à voir leurs trombines, je ne peux pas m'empêcher de penser à ces deux lascars.

Et les "duos comiques de feu"
- Depardieu et Richard (la Chèvre)
- Bonnie and Clyde

(Maintenant, à vous de jouer)

mercredi 6 octobre 2010

Xénophobie ordinaire


Pas drôle, l'histoire
qui est arrivée à des amis la semaine dernière. Leurs enfants sont au lycée français depuis leur plus jeune âge mais la maman commence à fatiguer des longs allers-retours. Décision est prise de mettre les deux loustics à l'école américaine la plus proche.

Les enfants parlent très bien anglais, il ne devrait pas y avoir de problème d'intégration vu que les parents habitent là depuis des lustres. Le grand intègre sa classe, l'équivalent du CM2.

La plus jeune, qui devrait être en CE2 a le malheur d'être née en septembre... Elle rentre dans une classe de CE1... Et là, tout va mal. Les petits Américains refusent de leur parler, quand la Française s'exprime dans son anglais correct (avec un peu d'accent), les élèves se retournent sur elle et la huent... Sans aucune réaction de la maîtresse.

Ca passera avec le temps, disent les parents, il faut essayer de s'intégrer davantage. Le lendemain, les enfants lui reprochent d'écrire en cursive alors qu'eux tracent des batons. La maîtresse essaie de la mettre au pas, la petite fille est de plus en plus malheureuse. Un rendez-vous avec l'enseignante ne donne rien.

Au bout d'un mois, nos amis, de guerre lasse, rapatrient leurs enfants à l'école française. La poignée d'enfants hispaniques tient le coup car ils sont plus nombreux et forment une bande à part. Personne n'ose les embêter.

Où cela se passe-t-il ? Pas dans le Kentucky, l'Iowa ou l'Arizona (où les enfants de NathinPhoenix, franco-suisses, ont vécu le même type de rejet ; elle le raconte dans le deuxième billet). Non, cela se passe dans le Maryland, à une heure de Washington...

Drôle d'American dream, tout de même...


Et la liste des "infamies de l'automne"
- Le rhûbe et son escorte de mouchoirs en papier.
- Les feuilles qui tombent.
- Les jupes qui disparaissent

(Maintenant, à vous de jouer)

lundi 4 octobre 2010

Le jeu de la mort


Gloria Stuart ? Facile à deviner. L'actrice (photo) qui jouait la grand-mère dans Titanic, était âgée de 100 ans.

Tony Curtis ? Pas bien compliqué non plus. A 88 ans, il avait toutes les chances de casser sa pipe. Comme son conscrit, Georges Charpak... Et Bernard Clavel, le petit dernier qui a tiré sa révérence ce matin ? Du nanan. L'écrivain avait fêté ses 87 ans.

Dans la série des prosnostics absurdes, deviner qui sera la prochaine célébrité à trépasser est un sport couramment pratiqué aux Etats-Unis. Il s'agit de dresser, en début d'année, une liste d'une dizaine de personnalités qui devraient ne pas voir la Saint-Sylvestre.

A chaque mort dans votre liste, vous cochez une case... Et vous montez au classement. Ou pas si vous n'avez pas le nez creux.

Parmi les nombreux sites spécialisés dans la "deadpool" (piscine de la mort), deadpoolrotten est le plus connu. Et le plus "moral" aussi. Il n'y a rien à gagner hormis la fierté d'être la madame Irma des corbillards. En revanche, d'autres sites organisent des paris en ligne, qui peuvent monter très haut. Qui a dit que l'argent n'avait pas d'odeur ?

Juste pour votre information, le tiercé des morts les plus attendues compte le télévangéliste Billy Graham, Fidel Castro et Jerry Lewis, tous plus qu'octagénaires. Un peu plus loin, Kirk Douglas, qui fut le complice de Tony Curtis dans Spartacus.


Et la liste des "concours stupides"
- Le lancer de noyau avec l'arrière de l'oreille (pratiqué avec le grand garçon).
- Les concours de nourriture (j'avoue ne pas comprendre l'objectif...)


(Maintenant, à vous de jouer)

vendredi 1 octobre 2010

Parcs nationaux


Encore un de ces raccourcis qui en disent finalement pas mal sur les sociétés hexagonale et américaine.

Je viens d'apprendre, en lisant une tribune de son président dans Le Monde, que les parcs nationaux français ont été créés voici cinquante ans... En 1960... Des gamins, aurais-je envie d'ajouter.

J'en parle car nous venons d'entamer le visionnage de la série consacrée par Ken Burns aux parcs nationaux américains et le parallèle est impossible à ne pas faire.

Cette saga de 12 heures (6 DVD) s'avère un véritable plaisir sensoriel et intellectuel. Comme pour son travail sur la guerre de sécession (11h30) et ses autres films, le réalisateur y poursuit son exploration des passions américaines.

Sous-titré "la meilleure idée des Etats-Unis", le film est tout sauf manichéen. Le premier parc national, Yosemite, a été créé en 1872. Très tôt, au moment où les pionniers se ruent vers l'ouest en construisant et exploitant à tour de bras, des hommes ont pris conscience que la nature doit être préservée du développement économique tous azimuts. John Muir ou encore le créateur de Central Park, Frederic Law Olmsted, sont parmi les pionniers qui vont se battre auprès de la capitale pour sauver ce qui peut -encore- l'être en plaçant ces espaces sous la coupe de l'Etat fédéral.

Je vous passe les détails de l'histoire mais elle est passionnante. Et ironique. Figurez-vous que Yosemite puis Yellowstone (photo du haut) sont devenus des parcs nationaux parce qu'il n'y avait aucune richesse dans le sous-sol. Pas d'argent à gagner. C'était le point clé sur lequel ont appuyé les lobbyistes pour faire avancer la cause de la nature. Malin, je trouve.

Parmi les plaisirs du film, il y a celui d'entendre les longues et très architecturées phrases de Thoreau et Emerson, poètes mythiques ici-bas et que j'avais largement survolés. L'une d'elle m'a frappé. En gros, il est dit : " nous, Américains, nous n'avons pas les cathédrales ou les monuments de l'Europe mais nous avons plus encore. Nous avons la nature, qui dépasse les cathédrales en splendeur".

A l'origine des parcs nationaux américains, il y a cette émancipation par rapport à l'Europe, la certitude (ou la croyance) de devoir sauvegarder et protéger le jardin d'Eden, comme l'avait créé Dieu. Et la volonté de l'offrir à tous les Américains, pour que des générations entières puissent en profiter.

Dieu, la nature, l'Amérique et la volonté démocratique... On revient toujours à ces thèmes par un biais passionnant qui est celui des parcs nationaux.

Je ne sais pourquoi mais j'étais vaguement triste, ce matin, d'apprendre que la France avait été le dernier pays européen à se doter de parcs nationaux. J'étais aussi très heureux d'avoir le privilège de visiter et de découvrir, pour encore un an, les parcs nationaux américains.


Et la liste des "destinations rêvées"
- L'Australie (l'outback, la poussière et ces camions-trains).
- Le Japon (Tokyo et les jardins).
- Le Transsibérien (et son voyage immobile).

(Maintenant, à vous de jouer)