
L'autre jour, en allant à la Bibliothèque municipale consulter des livres sur les tatouages (le sujet me titille depuis que j'ai lu cette citation : "il y a deux sortes de personnes sur terre : ceux qui ont des tatouages et ceux qui en ont peur"...), je vois des papiers posés sur une table. En me rapprochant, deux listes.
Une liste des "75 livres que chaque homme devrait lire" et son pendant pour les femmes.
Curieux de nature, je calcule le nombre de bouquins que j'ai lu dans ces deux listes. Et les faits ne mentent jamais : ma part féminine est beaucoup plus développée que mon côté viril. J'ai lu douze livres de la liste masculine... Et quinze sur celle des femmes.
Pour tout vous dire, ça fait un moment que je sentais le coup de la part féminine venir, les blogueuses rencontrées l'ont confirmé, ma mère doit être fort déçue. Madame s'y est faite depuis belle lurette, les enfants trouvent mon humour débile voire décalé. C'est l'influence de ma zone d'ombre, le yin ou le yan -je ne sais plus-, j'en suis certain.
Mais vous avez remarqué les bizarreries de ces énumérations ? Hormis le fait que ce genre de listes est débile (vous noterez qu'à son époque, j'avais acheté le bouquin de Pivot sur la "bibliothèque idéale"), celle des hommes ne comporte qu'une seule femme écrivain...
... Et celle des femmes, six hommes.
Cela prouve une chose. Que les femmes sont moins conservatrices que les hommes. Ou plus ouvertes. Ou que les hommes ont écrit plus de bouquins à destination du public féminin. Ou que les femmes lisent davantage que leurs maris. Ou que sais-je encore.
Notez encore que les deux listes comportent un écrivain - et un seul- en commun. Flannery O'Connor (photo en haut). Avec ce prénom venant de nulle part et ce nom de tourbe irlandaise, figurez-vous que c'est une femme. Qui vient du vieux sud, qui plus est.
Conclusion -provisoire- de cette chronique. Nous serons tous sauvés par les femmes, qui écrivent, et qui viennent du sud des Etats-Unis.
Et la liste des "citations d'écrivains sur leur boulot"
- “Lorsque je m'asseois pour écrire, un lecteur monstrueux surgit, s'asseoit à mes côtés et marmonne, "je n'y comprends rien, rien du tout". Quelques écrivains peuvent ignorer sa présence mais je n'ai jamais appris la manière de le faire". Flannery O'Connor.
- "Pendant mon sommeil, une armée de lutins descend dans le sous-sol de ma tête et travaillent toute la nuit sur mes pensées de la journée. Le lendemain matin, en me réveillant, je sais quoi écrire". Stephen King.
(Maintenant, à vous de jouer)
















