Eh eh, je vous vois sourire derrière votre écran, là... Vous vous dîtes que ce bon vieux Yibus a perdu la tête, qu'il se renie voire qu'il cède à la facilité en parlant politique. Ce qu'il s'est toujours refusé de faire. Une résolution qui, vous en conviendrez, lui va plutôt bien au teint.
Non, ce titre, pour provocateur qu'il soit en France, n'est qu'une information brute de décoffrage. Aujourd'hui, nous fêtons les gauchers. Le 13 août 1975, un Américain a eu le bon goût de créer une journée destinée aux "gens à l'envers" (une des dénominations agréables des 500 millions de gauchers dans le monde). En France, c'est le deuxième samedi d'août.
Donc, c'est ma fête (et celle de ma jeune belle-soeur). Enfin, ma fête à moitié. Car je suis un gaucher contrarié, un des derniers (la génération 1969) que l'on obligeait à écrire de la main droite.
Bon, ce n'est pas l'enfer sur terre. Au moins, je n'ai pas besoin de ce type de carnet.

Et le fait que 36 des 45 derniers champions de France de tennis de table soient des gauchers a contribué à bien des discussions familiales en m'ayant permis de mettre rapidement la pâtée à mon père (droitier) sur la table gondolée du garage. Mais certaines tâches sont plus compliquées sans des outils adaptés.
Sans ça...
... J'étais fort marri au moment d'ouvrir les huîtres durant les fêtes (j'ai même laissé ma place à une jeune fille, un soir de Nouvel an).Et j'ai le plus grand mal à ne pas nourrir mes tee-shirt à l'huile dès qu'il s'agit de faire rendre gorge à une boîte de thon.
Fort heureusement, il existe une boutique qui propose des outils adaptés à 13% de la population. Elle se trouve dans cette bonne ville de Brive-la-Gaillarde.
C'est sur son site Internet que j'ai trouvé le cadeau adéquat pour ce 13 août. Un magnifique ouvre-boîte qui devrait me faire jusqu'à la cinquantaine (c'est écrit).

En attendant d'y aller (peut-être) avec mes petits-enfants, je souhaite à Barack (et John aussi) une joyeuse fête.
La chanson du jour : Jimmy Hendrix (gaucher) déjoue l'hymne américain à Woodstock.
Et la liste des "gauchers bien aimés"
- Lula (le renouveau du be-bop au Brésil)
- Léon Blum (honnête homme et intellectuel dont la question essentielle restait celle du bon exercice du pouvoir)
(Maintenant, à vous de jouer)







